– 323 – (Edimbouuuuurg 💝)

(Au début j’avais mis comme titre « Voulez-vous gerber avec moi ce soir ? », mais après je me suis souvenue de mon ambition de devenir une blogueuse influente, couverte de cadeaux et de voyages et pourrie jusqu’à la moelle)

Donc après avoir accosté les côtes de la perfide Albion (pour une fois que ce ne sont pas eux qui nous envahissent, ma foi), on est remontés dans le bus, on a mis nos pounds dans nos porte-monnaie et nos euros quelque part ailleurs, et on a pris la route de l’Ecosse.

(Palpitant, je sais)

(Tout ce suspense va faire que vous allez cliquer sur « Lire la suite », parce que pfiou j’imagine sans peine vos mains devenir moites, et je sens vos coeurs battre la chamade)

Lire la suite

En voiture, Simone ! 🛣 (Amsterdam)

Hem.

Bon.

Au temps pour mes bonnes intentions à base de « je vais bloguer mon voyage avec un résumé délicieux et spontané de mes journée et de mes impressions avec plein de petites anecdotes ô combien impertinentes et truculentes blablablablablablablabla », parce que la vérité, c’est que je suis rentrée mercredi soir et que je suis mourute.

(Mourute sans avoir blogué, donc)

(Faut dire que bon, la connexion n’était pas vraiment au top dans la chambre, et que devoir descendre dans la chill out room pour bloguer en toute discrétion avec vingt-huit personnes louchant sur mon ordinateur, c’était moyen pratique)

Lire la suite

Premières fois bruxelloises

– Prendre un taxi toute seule (ça va, c’est pas la mort, et j’ai pas eu besoin de me jeter au milieu de la route en agitant les bras pour en arrêter un)

– Vivre en coloc à trois, puis à deux

Si j'aurais su– Prendre rendez-vous pour me faire débroussailler épiler les gambettes par une pro (27€ pour me faire engueuler parce que mes poils n’étaient pas assez longs alors que je les laissais pousser depuis une semaine) (j’étais en jupe tous les jours, moi madame, il y a des limites à ce que je peux laisser pousser)

– Mettre des ballerines pour aller en boîte (mais des ballerines à paillettes, l’honneur est sauf) (beh je danse pas mieux, et en plus je fais minus à côté des autres)

– Prendre un bain avec une Ballistic de Lush (4,95€ le bain jaune pipi à paillettes, environ 3kg de peaux mortes en moins)

– Connaître en détail les sous-vêtements d’une personne avec laquelle je n’entretiens aucune relation charnelle (en l’occurrence, mes colocs. Qui n’avaient aucun problème à se balader au pire à poil, au moins pire en string) (Demaclasse affectionne le brésilien et s’est pris une belle attaque de cellulite sur le bas des fesses)

– Démonter un ventilateur sur le coffre d’une voiture, parce que Papa Spaghetti a décidé qu’il était trop dangereux de garder un ventilateur sur la banquette arrière (« Ca tu vois, en cas d’accident ça te tue directement ») (Et clairement, vu la conduite du patriarche, on ne peut pas dire qu’il s’agissait d’une précaution excessive)

image– Avoir un animal de compagnie. Enfin, une mascotte. Bon, c’était un poisson rouge dont on aurait dit qu’il avait une paire de couilles à la place des yeux et il était con comme pas permis (le genre à essayer de se laisser couler au fond de son bocal)

Capture d’écran 2015-09-02 à 15.42.06– Être contente de rentrer à la maison à la fin (mais je vous rassure, ça a duré un peu moins de 24h) (après, j’avais de nouveau hâte de partir)

Quand te reverrai-je, pays merveilleux ?

Bon, je ne sais pas trop par où commencer.

On a visité plein de châteaux en ruine, ressemblé à des Japonais (on monte dans le bus, on roule, on descend faire une pause et des photos, on remonte dans le bus, on continue à rouler), on s’est pas mal pris le chou entre nous (hé oui, je suis l’auteure d’un léger pétage de plombs devant un prof puis devant d’autres camarades), et on a aussi visité une distillerie – visite dont je n’ai rien retenu parce que je me sentais pas bien et que ça sentait fort. On a aussi visité des hôtels (histoire de justifier les subventions du lycée), et on eu droit à une petite tempête. Bref, du plutôt chouette.

10906387_10152983024283468_2112036837759370436_nAlnwick Castle (si si, là, au fond à gauche), Northumberland (mais c’est pas grave, personne n’est parfait)

Ce voyage a aussi été émaillé de grands moments, tels que :

– Oh hé faut qu’on se bouge, on doit être à l’auberge de jeunesse dans une demi-heure !
– Oh ta gueule, t’es à l’heure française !

Ou encore :

– Putain y font chier les rosbifs, ils pouvaient pas faire leurs pièces comme les euros, non ? Sérieux j’y pige rien à leurs pounnndzz, là !

Les pounnndzzz. Les rosbifs. Bon.

10492581_10152983024348468_5450765938582572679_nTantallon Castle

Je vous passe les « Putaiiiiiiiin mais il pleut tout le teeeeemps, c’est quoi ce pays de meeeeeeerde ? » (l’Ecosse, chérie), et autres « Non mais sérieux c’est dégueulasse ici, ils peuvent pas faire à manger comme en France, non ? » (ah tiens, je parie que personne n’y a jamais pensé), ainsi que Beverly qui a décidé d’avoir peur du ferry, et de nous faire chier avec ça toute la semaine – faut dire aussi que si Michael s’était un peu plus intéressé à elle elle nous aurait foutu la paix, mais non bien sûr il faut qu’il soit égoïste et la trouve moche et chiante, pfff pfff pfff pfff pfff.

10919038_10152983024353468_1155679836036375747_nPitlochry

Sinon, comment séjourner au Royaume-Uni sans faire la tournée des pubs de pub crawling ?

À Glasgow, Michael et moi nous sommes gentiment tapé l’affiche, quand il nous a perdus et a donc alpagué deux innocentes jeunes femmes qui n’avaient rien demandé :

– Hello, where is the pub in the horse ?
– ????
– Anna, comment tu dis église, déjà, c’est pas horse ?

Bon.

Bref.

(Après, il m’a traînée en boîte puis sur la piste, et il m’a forcée (si) à danser un madison. Sur une chanson de Beyoncé. Bref)

10419942_10152983024668468_6266902696025445883_nEilean Donan Castle (fermé, sinon c’est pas drôle) (au début je crois que c’était Eileen comme dans « Come on Eileeeeeeeeeen » du coup j’étais à fond et tout, jusqu’à voir l’orthographe. Mais bon, c’était joli quand même)

Sinon on est aussi bien sortis le 7, nous on était à fond sur la bière le karaoké et la bière, genre on a même convaincu le patron de passer Alexandrie, Alexandra, on s’est égosillés et on a fait la choré avec Bouclettes et Michael, pendant que les culs-serrés coincées de la classe qui ne sont parties avec nous que pour faire baisser le prix individuel du voyage nous filmaient et rigolaient que huhu on est ridicules. (Ridicules, mais au moins on se marre bien) (Oui alors les Français, désolée mais on a un peu grillé toute la nation sur pas mal de générations, en fait)

Après ça (ou avant, je sais plus), Beverly s’obstinait à nous montrer des publications Facebook au sujet de la fusillade de Charlie Hebdo d’un air grave, parce que ELLE tu vois elle est concernée, elle a conscience des problèmes du monde et plein de trucs comme ça. (Il est possible qu’à un moment, un « Mais t’as fini de nous faire chier et de casser l’ambiance ? » m’ait échappé) (moi vous voyez, j’avais plutôt envie de picoler et de rigoler pour oublier, au lieu de gratter mes croûtes en permanence)

10922490_10152983025198468_721282492613186481_nUruqhart Castle

Et bon à un moment il a bien fallu rentrer, Michael et moi on était bien partis – genre lui, il a couru après le lapin d’Alice au Pays des Merveilles (oui), après il m’a enlevé mon bonnet à pompon pour me bénir avant d’entrer dans l’auberge de jeunesse qu’il a prise pour une église, tout ça tout ça. On a fini par le mettre au lit, puis Bouclettes a mis mon téléphone à charger parce que brancher correctement la prise c’était un poil trop compliqué pour moi à ce moment précis, et j’ai escaladé mon lit mezzanine pour me mettre en pyjama, tout en jetant au fur et à mesure mes fringues dans ma valise, ouverte au pied du lit.

– Hé, Bouclettes !
– Quoi ?
– T’as vu comme je lance trop bien mes fringues dans ma valise ?
– Oui, et alors ?
– Tu trouves pas que je vise trop bien, et que je ferais une trop bonne strip-teaseuse ?

HUM.

L’instant me paraît idéal pour une petite photo, n’est-ce pas ?

10931185_10152983025278468_3131771756124883878_nJe sais plus où c’était, mais c’est pas dégueu

 Voilà voilà.

À part ça j’ai fait du shopping – un bonnet à pompon trop mignon trop chou, un porte-clefs mouton, une boule à neige du Loch Ness (hé oui), une carte postale qui déboîte

ccwanted

un mug super canon, j’ai découvert et aimé la bière bleue (la blue WKD, qui a le même goût que les Dragibus bleus), j’ai dansé le Gangnam Style sur un ferry qui tanguait, et mes profs m’ont vue à moitié à poil parce que je suis allée ouvrir la porte de la chambre en oubliant que j’étais en adorable petit caraco de soie (mes profs gays ne m’ont pas regardée dans les yeux) (on rigole on rigole, mais j’en menais pas large). Stay tuned pour en voir les effets sur ma moyenne.

IMG_2729Aaaah sûr que « Dans le pooooort d’Ammsterrrrdaaam », ça a plus de gueule que « dans le poooorrrrt d’IJJJmuiideeeeen »

On a aussi vu le Loch Ness – mais raté le musée pour cause de coupure d’électricité à cause de la tempête -, été jusqu’à l’île de Skye pour faire ensuite demi-tour parce que « c’est bon vous l’avez vue, allez hop on va ailleurs », passé vite fait par Edimbourg (gros sanglots) et un peu moins vite fait par Glasgow mais encore trop vite (jamais de jour, pas eu le temps de visiter). Et alors par contre Inverness c’est MORT, les magasins ferment à 17:30, sauf le jeudi parce que c’est un « late opening day », donc ça ferme à 19:00, wouhou c’est la fête du slip ils sont fifou ces Ecossais dites donc. (Aucune importance, ça m’a quand même laissé le temps de dévaliser Boots)

Et puis après on a fait un petit tour à Amsterdam, le temps d’acheter une sucette au cannabis pour Chonchon et de voir les autres se précipiter sur une Deli française « oh c’est français trop cool » – mon sandwich français, y’avait du Brie, des concombres, de la tomate, du jambon blanc et de la rosette tout en même temps, moi je dis ça je dis rien. (Du coup pour faire bonne mesure, je suis allée me chercher un cheese au McDo le plus proche)

IMG_2731

Et c’est là qu’après une semaine à chouiner après les Anglais, les Ecossais et tout le reste, mes charmantes (non) compagnes ont décrété ne pas aimer Amsterdam et préférer Londres. (Londres, où on paye en pounnnndzzzz, donc.)

Enfin bon.

Voilà voilà, j’espère que vous ne vous attendiez pas à du hautement culturel parce que hey, c’est pas du tout mon rayon de faire des compte rendus précis et fournis en anecdotes historiques et considérations géopolitiques (enfin si mais plutôt dans la vraie vie, pas trop ici) (de toutes façons je fais trop de PowerPoint sérieux pour pouvoir l’être ici)

Hop, la bise et une tape sur les fesses !

Étretat en amoureux (et des gouttes de pluie dans les yeux)

(Pardon, je ne résiste jamais à une rime un tant soit peu douteuse)

(Ni à des parenthèses, d’ailleurs)

(Bref)

Grédéric s’étant fort opportunément rappelé que je mourais d’envie d’aller un jour à « Tu sais la ville au bord de la mer vers la Normandie ou la Bretagne, enfin là-bas dans ce coin » « Etretat ? » « Ouais ça doit être ça » (ne jamais désespérer d’un homme, aussi perdue sa cause puisse-t-elle paraître) (la dernière fois que je lui ai parlé de partir en week-end, c’était il y a deux ans et il m’avait répondu « Ouais on pourrait aller à Metz ou à Nancy, c’est pas loin et il paraît que c’est pas mal ». Traumatisme éternel.), nous avons donc décidé de risquer ma vie et mon héritage (je rappelle que Papa Spaghetti est Breton et ne rigole pas avec les choses du régionalisme), et fait nos bagages pour la Normandie.

Jeudi
Après quelques péripéties du type « Chérie tu vas rire, on ne part pas aujourd’hui, ma voiture est en rade », une douloureuse correspondance à Paris (on a du changer de métro à Opéra, qui était un peu LA station où je sortais du/prenais le métro tous les jours pendant mon stage d’amour), une non moins douloureuse publicité pour l’endroit précis de Paris où j’ai fait ledit stage cet été (Grédéric a réfléchi à l’achat d’une laisse pour m’empêcher de fuguer vers mes ex-collègues pendant qu’il s’occupait des bagages), nous sommes finalement arrivés à Rouen, où nous attendait notre Clio de location.

En fait, la Clio c’était une Fiat Panda.

Mais bon.

(Traumatisme grédéricien. « Putain mais une Fiat Panda, quoi ! UNE PANDA ! Non mais regarde, JE ME FAIS DOUBLER PAR UNE TWINGO ! Bon la Mercedes qui me double, OK, ça va, j’admets. Mais une Twingo ! UNE TWINGO ! »)

violon

Lire la suite