Christina, we have a problem

C’était en regardant Life : je me suis mise à miauler quand Christina Hendricks est apparue à l’écran (je ne savais pas qu’elle jouait dans la série), et j’ai paillé « hiiihiiii regaaaarde chéri comme elle est trop bêêêêêêlle ! », sauf que ledit chéri a fait « euh bof non je trouve pas trop ». J’ai pensé qu’il disait ça pour ne pas que je sois jalouse, genre je lui tends un piège et tout, donc je lui ai attrapé le bras, je l’ai secoué et j’ai fait « non mais attends, CHRISTINA HENDRICKS ! Elle est trop belle, enfin franchement comment tu peux dire qu’elle est bof ? » « Bah elle a une sacrée paire de poumons, mais franchement elle a rien de spécial … »

107Voilà, dans Life, c’est à peu près ce que j’ai trouvé de mieux.

C’est là que j’ai compris d’où venait le problème : Grédéric ne l’a pas vue dans Mad Men (je me suis bien sûr empressée d’asséner ma conclusion d’un ton docte, j’aime tellement partager mon savoir).

Parce que dans Mad Men, Christina est une sirène (le premier qui me dit « mi femme mi baleine », je le mords) : elle envoûte, elle fait baver, elle fait que je me marche sur la langue si je me lève un peu trop vite après un épisode, je pourrais la regarder lire le Code des Marchés Publics – allez, j’irai même jusqu’à dire que si mon père était Christina, je pourrais l’écouter m’engueuler inlassablement alors même que ça fait plus de dix ans qu’il me répète les mêmes choses, qu’il s’énerve au même moment et que les virgules n’ont pas bougé.

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Le problème, c’est Christina Hendricks hors Mad Men. Sur tapis rouge, par exemple : qui l’a convaincue d’avoir les boobs au niveau des amygdales ? Qui ?

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Et ces tenues, là, on en parle, ou on jette un voile pudique sur des errements stylistiques que l’histoire tâchera de ne pas trop retenir ?

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Par pitié, Christina : vire ta styliste et embauche la costumière de Mad Men (tu peux aussi m’embaucher si tu en as envie, mais alors ce serait vraiment pour te rendre service).

Sources : toutes les photos proviennent de Pinterest.

Que vous réserve 2013 en amour ?

C’était le thème de l’émission qui passait sur Europe 1 pendant que je mangeais ce midi (vers 14h30, donc) (c’était à cause de la fac, je suis rentrée plus tard, sinon j’aurais eu Frank Ferrand comme d’habitude et ç’aurait été très bien). Les auditrices appelaient, une médium (je crois) (je crois aussi qu’elle s’appelait Shalice ou Shanice, j’ai pas trop bien compris) (en même temps, va trouver une voyante avec un nom pas compliqué genre Zoé Dupont) (mais ça fait moins mystérieux et brumeux, forcément) répondait à leurs questions, et tout et tout, sauf que moi j’étais pas trop d’accord.

Du coup, j’ai décidé de prodiguer mes conseils de Dr Love à ces auditrices qui ne me lisent sans doute pas, et à vous aussi par la même occasion.

Donc, il y a eu Gouda (ou peut-être que c’était Houda et que la radio a grésillé, allez savoir) qui est en couple depuis douze ans avec un homme (oui oui, DOUZE ANS), et voudrait savoir si un jour, enfin, elle vivra avec son bien-aimé.

Bon.

Pas besoin d’être médium pour savoir que la nana n’a jamais lu Bridget Jones, sinon y’a longtemps que des sirènes avec ENFOIRAGE AFFECTIF en néon clignotant se seraient allumées dans sa tête.

Bref. Et là, la médium, super perspicace, lui fait :

– Hhhmmm ouiiiimmmmm, il y a un blocage de son côté, non ?

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Oh bah non, hein, c’est juste qu’à chaque fois qu’il a voulu s’installer avec elle y’avait foot le soir même. Enfin bon, je dis foot, ça se trouve c’est du tennis. Mais je comprends, moi par exemple, chaque fois qu’il faut que je fasse le ménage, je me rends compte que j’ai un autre truc vachement plus urgent à faire, puis après j’oublie le ménage, ce sont des choses qui arrivent.

– Heu bah oui heu en fait il est en couple de son côté et donc voilà je voudrais bien savoir s’il va quitter sa femme un jour …
– Hmmm ouiiiimmmm je voiiiiis, il va falloir être patiente, mais il va la quitter un jouuuuur …

Alors Gouda, ma chérie, n’écoute pas Shalice, mais écoute Tatie Spaghetti : non, il ne va pas quitter sa femme. Quand on a le beurre (Bobonne), l’argent du beurre (Bobonne qui repasse les chemises) et le postérieur de la crémière (toi), on continue sur ce schéma et on n’en change pas (puis douze ans pour faire ses valises c’est long, même ma mère qui ne voyage pourtant pas léger ne met pas autant de temps) (c’est dire).

Après, c’était je sais plus qui – disons, Cunégonde -, mariée depuis sept ans, amoureuse de deux hommes dont un plus jeune qu’elle, et qui ne sait pas quoi faire. Bon, personnellement je lui aurais bien dit de s’en taper un troisième histoire de trancher, mais je ne m’appelle pas Shalice donc a priori mon avis ne comptait pas (alors que franchement, j’ai lu et vu Bridget Jones plein de fois, j’ai lu tout Jane Austen, donc niveau relations hommes/femmes je suis imbattable).

P&P(Hop le p’tit gif qui va bien)

La médium a demandé à Cunégonde si le n°2 est très mature bien qu’il soit plus jeune, Cunégonde a dit oui (genre, elle allait répondre à la radio « non non c’est un p’tit con qui me pique mes Pépitos »), et Shalice a fait plein de « hmmmhmmmhmmm », avec Elena Morna elles ont parlé à voix basse genre conciliabule-sommet-de-crise (mes parents ont parlé comme ça quand j’ai eu la gastro en terminale, comme j’avais vomi et que je m’étais évanouie ils croyaient que j’étais enceinte, mais ça va ça fait six ans et j’ai pas accouché depuis, donc je pense que c’était vraiment une gastro), donc je disais elles ont parlé tout bas, puis Shalice a dit que « hmmmouiiinon je ne vois pas de retour des sentiments pour le mari, ça ne veut pas dire que n°2 est le bon, mais z’enfin Cunégonde, la décision vous appartient [blablabla] ».

Pas très original comme technique, ça fait des années que j’utilise la même, sauf que moi c’est plutôt « hhhmmouiii, alors tu vois sois tu te tiens à carreau, soit j’te mets deux heures et je te fais copier le règlement, mais la décision t’appartient, bien sûr ».

Franchement, les gens, si vous avez besoin de conseils en matière sentimentale, appelez Tatie Spaghetti, et pas des voyantes de mes deux (je prends les espèces, les lingots, et les Louboutin).

Thank you

Mode d’emploi pour un couple qui dure (côté femme)

Depuis le temps que je vois passer des modes d’emploi pour les filles qui viennent de se caser et qui galèrent un peu, j’avais envie d’apporter ma pierre à l’édifice. Parce que bon, vous avez l’habitude de me lire, vous savez aussi bien que moi que j’ai toujours des idées très pertinentes (du genre de celles qui font avancer la recherche, vous voyez), et j’aurais vraiment trop culpabilisé de garder toutes mes astuces pour moi. Donc, pour roucouler d’un amour tendre, il vous faudra :

1° Être toujours parfaitement épilée : parce que les hommes (oui pardon, je suis un peu hétérocentrée) sont de petits êtres fragiles à ménager, et leur sensibilité ne leur permet pas de voir des poils sur quelqu’un d’autre qu’eux ou leurs potes du foot. T’as pleuré quand la mère de Bambi est morte ? Quand Baloo a fait semblant d’être mort ? Tu ne voudrais pas provoquer la même réaction chez ton Chérignihihi plus ou moins fraîchement appâté, n’est-ce pas ?

Tu vois c’que j’veux dire ?

C’est bien, brave fille. Va donc te désherber l’anatomie, et au passage pschitte-toi donc un peu d’Airwick pour avoir des aisselles fraîches comme un soleil de Corse (ou un truc dans le genre).

2° Surveiller son vocabulaire : parce que les hommes, ces petits être fragiles et délicats, doivent croire que tu es toi aussi un petit être fragile et délicat. Tu te cognes le petit orteil dans un meuble ? Ne hurle surtout pas « raaah putain de commode de mes deux », malheureuse ! Non, pousse un cri de douleur (type « Oooooohhhh ») pour rameuter Chérignihihi (sinon ça ne sert à rien), ouvre grand les yeux, laisse couleur quelques larmes en mordant ta lèvre inférieure, et boîte jusqu’à lui pour t’écrouler contre son torse en réprimant quelques sanglots.

Hermione a tout compris

Sinon, tu peux aussi te laisser choir, une jambe allongée et l’autre repliée (c’est plus féminin, tu comprends), et tiens-toi la partie douloureuse. Evite en revanche les blessures au genou, coude, épaule ou dos : c’est pas sexy. Cheville, poignet, et nuque sont parfaits.

3° Être toujours au top : sache-le, si tu n’es pas en permanence à 200%, tu finiras vieille fille, seule, aigrie, bouffée par tes chats (ou des cafards, t’as le choix). Concrètement : tu as tendance à ronfler ? Ne dors pas. Tu as la peau grasse ? Couche-toi après Chérignihihi, et lève-toi une bonne demie-heure avant lui pour te préparer et être fraîche comme la rosée du matin lorsqu’il ouvrira les yeux. Pense aussi à serrer les fesses, rentrer le ventre, dégager les épaules lorsque vous batifolez.

Ce qu’il te faut d’enthousiasme et de teint frais

4° Surveiller son alimentation : les poils, un steak frites englouti par une femme, la mort de la mère de Bambi … Même combat. Veille à picorer élégamment dans ton assiette, sans dire que tu fais attention à ta ligne (pas sexy). A-t-on déjà vu Cendrillon s’enfiler un 280 avant de lever le pouce pour manifester son contentement ? La première phrase de la Belle au Bois Dormant a-t-elle été « au fait, y’a quoi c’midi à la cantine ? » Non. Donc, tu manges un peu de tout quand Chérignihihi est là, et tu grignotes ta salade verte discrétos pour maintenir le mythe du « ma taille de guêpe est naturelle ». (Si tu es grosse, donc que tu fais plus que du 36 voire à l’extrême limite de la tolérance du 38, je ne peux rien pour toi)

MAUVAISE ATTITUDE !

Et enfin, le petit conseil spécial de Tatie Anna : ne sois pas trop intelligente. Si tu l’es, cache-le (si tu fais plus que du 38 et es intelligente, je pense que la seule solution est de devenir très très riche pour te payer plus tard des gigolos pas trop difficiles, mais j’te cache pas que tu vas connaître quelques années un peu compliquées). Parce que bon, même Mulan finit par comprendre que le capitaine ne voudra pas d’elle si elle continue à jouer les grandes filles autonomes et rentre chez ses parents. Et à peine arrivée, qui débarque ? Le capitaine ! Bingo, Mulan a tout compris – d’ailleurs, peut-être que si Bridget Jones avait vu Mulan, elle aurait pécho Darcy beauuuucoup plus rapidement, et sans passer par les prisons thaïlandaises (technique un peu extrême, que je me garde bien de conseiller à qui que ce soit, sauf si vraiment il n’y a plus rien d’autre à faire, mais qui peut s’avérer inefficace si l’élu de ton coeur est, par exemple, plombier).

Voilà ! Si avec ça une seule de mes lectrices reste célibataire, qu’elle fasse un stage chez ELLE ou Glamour je veux bien me balader dans la rue avec une culotte sur la tête (parce que l’autorité paternelle n’a jamais arboré de slip sur la tête en dehors de l’appartement, et je sens qu’il serait fier de moi en tant qu’ambassadrice du bon goût familial).

Fifty Shades of Summer

(Mouahahahaha)

J’aime beaucoup la blogosphère féminine en été, pas vous ? Elle prend … Comment dire … Une autre dimension. Oui, c’est ça : une autre dimension. Tout est plus intense, les émotions sont décuplées, tout le monde se lâche … (J’ai jamais osé faire une intro sciemment vaseuse en exam, alors je me rattrape, ne m’en veuillez pas trop)

Parce qu’en été, on a droit à la blogueuse Charden (d’après Eric Charden, oui, tout à fait) : elle a pris au pied de la lettre que « l’été s’ra chaud, l’été s’ra chauuuud, dans les T-shirts, dans les mailloooooooots » et inonde le grand Internet mondial de ses photos en maillot – mais sous différents angles, histoire de varier les plaisirs. Si elle est d’humeur dutroncesque (« si vous êtes comme ça, déshabillez-moiiii, si vous êtes comme-ci, déshabillez-me ») (ou un truc dans le genre), on a même droit à une photo de sa bretelle de maillot baissée (hot hot hot !). (Franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des blogueuses qui se roulent en maillot de bain dans la neige en décembre ? Bon. D’où l’intérêt de l’été.)

Au retour de vacances (les leur), on a droit aux récits des histoires de l’été, avec du cul (la blogueuse qui a emballé du jarret et se sent obligée de le faire savoir), du GO bodybuildé (« non mais j’ai bien vu qu’il observait ses pectoraux pendant la brouette berrichonne »), du sublaïme mec à la nationalité exotique « halala si tu l’entendais dire « ma pétité chaudaz, aboua pénndan’ qué yé té prén’ enn pom’ épépinée », c’était tell-ment sexy ! »), du moche qu’on s’est tapé parce que bon, c’était le dernier jour et que voilà (« j’en ai eu marre de toujours juger les gens à leur physique, tu vois, j’ai décidé de vraiment faire attention à la beauté intérieure, j’ai peut-être eu tort cette fois-ci mais je suis heureuse d’avoir élargi mon champ des possibles »), du Prince Charmant avec lequel on va se marier les pieds dans le sable à Copacabana (« enfin, on est un peu fauchés, ce sera peut-être plutôt Copeaux-les-Banneaux, de toutes façons l’important c’est de s’aimer »), avoir plein d’enfants et être heureux toute sa vie (« enfin, quand j’aurai enterré ma belle-doche, mais attends tu te rends compte que sa grand-mère est morte centenaire ? Imagine que cette vieille peau fasse pareil ? »). Et puis il y a aussi celles qui n’auront pas emballé, mais ne se laissent pas abattre (« au moins j’ai profité de mes vacances pour me reposer, faire le point sur ma vie, me cultiver et j’attaque cette nouvelle année du bon pied, avec plein d’objectifs à remplir »). Tout ce à quoi on n’a pas droit le reste de l’année – il faut bien admettre qu’il n’y a aucune commune mesure entre Jean-Marc de la compta et ses auréoles de transpi, et Vittorio avec son slip de bain à fleurs tropicales et ses poils de torse nourris au monoï toute l’année.

La seule ombre à ce tableau idyllique, c’est la blogueuse célibataire qui n’est pas partie en vacances pour une raison X ou Y. Mais l’avantage, c’est que les histoires de célibataires, ça fait de l’audience : parce que ça rassure toutes les autres âmes esseulées, et que les blogueuses en couple peuvent se rengorger d’un air satisfait à la lecture des billets de ces Mères Courage qui souffrent (presque) en silence et n’abandonnent jamais la lutte (sauf pendant le billet, jusqu’à ce que de dévouées commentatrices les rassurent, ce qui leur permet de reprendre le dessus) (sauf quand le billet n’est pas assez dégoulinant de douleur retenue ou qu’il n’y a pas assez de visites empathiques, ce qui peut causer quelques dommages d’ordre égotique).

Dommage que la rentrée ne soit que déjà dans deux semaines.

Dans la peau de Zita

M6, ma chaîne préférée qui diffuse plein d’émissions trop bien (genre Belle Toute Nue où on t’apprend à aimer ton corps grâce à des gaines qui te font perdre une à deux tailles et des super fringues trop petites puisque adaptées à ton corps avec une gaine) (tu suis ?), M6, donc, a diffusé hier trois autres reportages racontant l’immersion d’une journaliste, Zita, dans la peau d’une assistante vétérinaire, d’une naturiste et d’une femme de ménage (c’était successif, on ne parle pas de vétérinaires faisant le ménage à poil) (enfin, je crois), en en mars c’était le fameux Zita dans la peau d’une obèse. Je n’ai regardé aucun de ces reportages (oui, je juge sans connaître, mais ça va je le vis plutôt bien), mais la conclusion du premier étant « quand on mange beaucoup, on grossit », j’en déduis que la morales des trois d’hier soir doit être quelque chose comme « quand on se balade à poil, on s’enrhume et on attrape des coups de soleil », « les animaux ça souffre aussi » et « la poussière ça salit ».

En tant qu’étudiante désoeuvrée, je me suis creusé le ciboulot pour suggérer des thèmes d’émission à M6 (avec carrément la conclusion, t’as vu comment je m’arrache même pendant les vacances ?) :

Ca, c’est moi arrivant dans les locaux de M6, mes sujets d’émission sous le bras

Zita dans la peau d’une randonneuse : la montagne, ça grimpe.

Zita dans la peau d’une employée chez McDo : pour faire un hamburger, il faut au moins deux morceaux de pain.

Zita dans la peau d’un taliban : il ne faut pas oublier de nourrir sa barbe pour qu’elle reste jolie, douce et soyeuse.

Zita dans la peau d’un homme : c’est dur de bien viser quand on urine debout (mais Zita a échoué au niveau « tirs croisés »).

Zita à la fac : le ratio machine à café/étudiant est bien trop faible.

Zita dans la peau d’un professeur : les craies se cassent beaucoup trop facilement, il faut les ramasser, et ce n’est même pas pris en compte dans la pénibilité du travail. Pfffff.

Zita dans la peau d’une athlète aux JO

Zita dans la peau d’un chauffeur de taxi : quand on roule toute la journée, on consomme plus d’essence que la moyenne. Et on écoute aussi beaucoup la radio.

Zita dans la peau d’une esthéticienne : les journées seraient moins fatigantes si tout le monde gardait ses poils.

Zita dans la peau d’une SDF : en raison d’une météo peu coopérative, Zita a préféré rentrer dormir chez elle tous les soirs, pour mieux comprendre le quotidien de ces hommes et femmes.

Zita dans la peau d’une lépreuse : on fait de super économies sur les gommages pour le corps.

Zita dans la peau d’une secrétaire : les patrons moches, c’est le mal du siècle.

Zita dans la peau d’une journaliste : c’est quand même pas toujours facile de faire son boulot correctement !

Y’z’ont pas voulu de ma créativité 😦