Tarte au citron et pigeon en détresse

Avec ma binôme, on aime bien tester des salons de thé le week-end – parce qu’il faut dire ce qui est, on s’est sévèrement embourgeoisées. Je vous ai déjà raconté comment on s’est rencontrées ? Non ?

Bon.

On avait toutes les deux dix-huit ans, et c’était dans la salle d’attente du centre médical de garnison du régiment dont on allait intégrer l’unité de réserve.

On s’est regardées du coin de l’oeil une bonne partie de l’après-midi, pensant « Non mais ils sont allés la chercher où, une baba cool pareille ? Elle tiendra pas deux jours » (moi), et « Nan mais ils sont allés la chercher où, cette boubourge de base ? Elle tiendra pas deux jours » (elle) ; je vous fais une avance rapide, on ne s’est pas quittées depuis bientôt dix ans, et même pendant les deux ans où on s’était un peu brouillées, on n’a pas réussi à perdre complètement contact.

Bref.

Donc, les salons de thé.

Ce week-end, on a testé Rose Bakery, sur la foi de sa présence sur la carte des meilleurs Tea time parisiens de La Thé Box, et malgré les avis négatifs trouvés un peu partout (on est comme ça, nous : on a rampé ensemble dans la forêt, on ne se laisse pas décourager par quelques avis TripAdvisor).

Bon point : c’était ouvert le dimanche de Pâques (c’est un peu moins sacré ici que dans l’Est donc plus de commerces sont ouverts, mais tout de même).

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La Bayadère

Juste après avoir traîné Grédéric à une représentation du Lac des Cygnes, j’ai décidé de jouer la survie de notre couple à pile ou face en prenant des billets pour La Bayadère (même pas peur).

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A ma décharge, il y avait des affiches divinement tentantes partout dans le métro, une offre sur Vente Privée.com – en plus ma boîte a des contrats avec VP, donc franchement tout ce que j’ai fait, c’est me sacrifier sur l’autel du business.

(Si si)

(Je vous assure)

Bon, j’ai quand même hésité parce que je n’avais jamais réellement entendu parler de l’Opéra National de Russie avant – je veux dire, le Bolchoï, le Mariinsky oui, bien sûr ; mais « l’Opéra National », sur lequel Google n’a même pas pu réellement me renseigner ? J’avais peur que ce ne soit qu’une de ces compagnies privées russes, autoproclamées nationales et réputées, dont les prestations sont pour le moins inégales.

(Problème de riche, je vous l’accorde)

(Imaginez ce que ce sera quand j’aurai eu une augmentation) Lire la suite

Le Lac des Cygnes par la Scala

Début octobre (ou fin septembre), alors que Grédéric et moi prenions tranquillement le métro (parce que je ne fais malheureusement pas partie de ces gens qui ne se déplacent qu’en Uber, sauf quand ça passe en notes de frais pour revenir de la compta), il a attiré mon attention sur une affiche pour les représentations du Lac des Cygnes par la Scala de Milan (montée par Alexei Ratmansky), en novembre.

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Et là, la version mise à jour de Grédéric (il en a fait une énorme quand j’ai été hospitalisée l’an dernier, franchement j’ai pas rigolé tous les jours mais de vous à moi : rien que pour les deux mois sans voir la tronche de la Désagréabilitay et la nouvelle version de Grédéric, ça valait largement le coup) m’a proposé d’assister à une représentation.

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Fashion Forward au Musée des Arts Déco

Pfff pffff pfffff l’été c’est tellement mort à Paris que j’en suis réduite à me CULTURER (quand je ne passe pas 30 minutes au téléphone avec EDF le samedi matin), est-ce que vous vous rendez compte des extrémités auxquelles je suis réduite ?

Bon bref, tout ça pour dire qu’il y a quelques mois, Cécile m’avait suggéré de me bouger l’arrière-train jusqu’à Paris demandé la date de mon prochain séjour parisien, proposant qu’on aille voir l’expo Fashion Forward toutes les deux et moi, grande optimiste devant l’éternel, j’avais répondu que bouhouhou jamais de la vie je ne viendrais à Paris vu que pas de sous et personne qui veuille m’embaucher.

(J’ai décroché un entretien, puis un autre, puis mon boulot actuel deux jours après)

(Bon)

(Bref)

Sauf que voilà les vicissitudes de la vie (et surtout du travail de nuit) ont fait qu’on n’a pas pu trouver de créneau pour l’expo, qui se terminait le 14 (ce que j’avais oublié, heureusement qu’une publicité sur le chemin du Burger King me l’a rappelé).

(Comme quoi, on critique les fast-food, mais ils ont tout de même une utilité culturelle)

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