Strasbourg mon amour

(Rien que ça, oui)

(C’est toujours pareil : suffit de quitter un endroit pour le regretter)

Donc pour le week-end du 8 mai, je suis rentrée chez Pôpa-Môman, histoire d’accomplir mon devoir de citoyenne en votant, même si oui je sais mon vote seul n’a quasi aucun effet (sauf sur mon compte en banque), et aussi parce que ma carte jeune expire le 10.

Et que je ne peux la renouveler que jusqu’à la veille de mes 28 ans.

Qui tombe le 20.

(D’ailleurs, pourquoi, POURQUOI les gens s’obstinent-ils à me demander si je vais fêter mon anniversaire ?)

(Je veux dire : est-ce que j’ai envie de célébrer le fait que je pourrai bientôt me faire une chapka avec mes miches ?)

(Non)

Bref, donc j’ai pris mon billet de train, et j’ai testé un nouveau concept, trouvé par moi-même un jour de ras-le-bol exceptionnel : le week-end furtif.

J’essssplique :

  • je rentre
  • je préviens personne (sauf la famille parce que bon, chuis bien élevée)
  • je fais rien
  • je repars en scred

Et franchement, c’est génial.

Genre vendredi je suis arrivée, on a mangé, on est rentrés à la maison (maizzzzzooooooooon), et après, bah pas grand chose, vu que

samedi : je suis sortie quand on est allés au resto le soir

(T’as vu j’ai même pris une photo, avec une coulée artistique de chocolat et tout)

dimanche : je suis sortie voter

lundi : j’ai sorti ma poubelle

mardi : je suis sortie quand tout le monde dormait encore pour prendre le train et retourner bosser.

Le reste du week-end, j’ai

  • regardé des Youtubeuses beauté
  • mis des trucs à la poubelle
  • dormi
  • bouquiné
  • rien fait.

Le pied.

Premier degré

J’ai aussi beaucoup trop mangé, parce que Papa Spaghetti était complètement refait d’avoir ses trois poussins au nid et du coup il nous a gavés – d’ailleurs pour lui faire plaisir on est restés chacun dans nos chambres, et il était au comble du bonheur parce que c’était exactement comme avant que je quitte la maison, et c’était comme si je n’étais jamais partie et tout allait bien dans son petit monde et c’était même parfait.

(Départ également nommé « Le Grand Traumatisme », et qu’il ne faut pas évoquer devant lui) (dans les sept étapes du deuil, il n’a jamais pu dépasser celle du déni)

(Je suis toujours soufflée par les gens qui font plein de trucs quand ils retrouvent leur famille, nous justement on ne fait rien et on oublie pudiquement pendant quelques jours que rien n’est plus comme avant)

Sur ce ciao, hasta la vista, j’ai un week-end furtif à Paris qui se profile !

(Je fais croire aux gens que j’ai un programme de folie, alors que je vais juste me rouler en boule sous mon plaid pour manger de la pâte d’amandes et regarder plein de vidéos débiles)

(Je sais, je sais)

(Tout un concept)

(Comme les parenthèses à gogo)

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2 réflexions sur “Strasbourg mon amour

  1. J’adhere au concept que je pratique depuis un mois dès que j’ai un week-end. Seul hic, ma chambre est actuellement un champs de bataille ( à force de poser les choses n’importe où en me disant « je m’en occupeplus tard » sans m’en occuper (forcément) c’est ce qui arrive à un moment donné)

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    • Franchement c’est génial, non ? En plus là-dessus j’ai de la chance, après mon départ ma mère a fait un gros rangement dans ma chambre, du coup je n’ai plus qu’à trier et rapporter mes affaires à Paris petit à petit – mais du coup, c’est à Paris que c’est le bordel. Mais bon …

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