Illusions are forever aussi

Bon, ce gala, donc.

Une fois surmontées les vicissitudes de la SNCF, la taille de mes cernes et le retard de ma BFF de promo (« Mais je joue au Monopoly avec mon frère ! »), j’ai pris un Taxi-Papa (tout à fait volontaire et consentant, je tiens à le préciser) pour rejoindre le lieu des festivités, qui était accessoirement le lieu de mon premier gala hôtelier (tout ceci ne nous rajeunit pas), une sorte de boucle bouclée (en même temps, difficile d’avoir une boucle lissée) (pouinpouinpouinpouiiiiiiiiiiiiiin).

En arrivant (juste derrière la voiture de ma copine, qui elle avait pris un Taxi-Frangin), j’ai écrasé une larme d’émotion retrouvé des gens avec lesquels j’étais en première année, dont une copine qui m’a dit « Holala, mais t’as sorti la robe de gala ! ».

Hmmm.

Oui.

Puisqu’on est à un gala.

Là j’ai tapé la bise à mon ancien prof de gestion, on a un peu discuté sans même avoir eu le temps de faire un crochet par le bar (😭) ; après, on s’est fait harponner par les actuels dernière année, qui ont tous dit que haaaan Anna t’es venuuuuue c’est géniaaaaaaal, aloooors t’es toujours à Pariiiiiiiiis ?

Genre euh, en dernière année j’ai raté deux mois de cours tu t’en es pas rendu compte, tu m’as pas calculée de l’année et maintenant on est potes ?

(Parfois j’oublie la concentration de lèche-cul dans ce BTS)

(La Désagréabilitay la première, d’ailleurs)

(Figurez-vous que la dernière fois, elle a chargé Chonchon de me transmettre « ses amitiés »)

(SES AMITIÉS)

(La meuf qui m’a dit d’aller me maquiller parce que j’avais une trop sale tête me passe SES AMITIÉS)

(Crève, charogne)

(Et encore, je prends sur moi)

Bref donc on était là avec nos sangsues de dernière année ET TOUJOURS SANS ALCOOL, et putain cette situation inique et ignoble quand on vit en France en 2017 a du perdurer bien deux heures – mais bon j’ai aussi discuté avec mon ancien prof de droit trop gentil (et bourré), donc c’était quand même bien chouette.

Après quoi j’ai enfin débloqué le niveau « premier verre », mais on s’est refait choper par des dernière année – et c’est là qu’on a eu le fin mot de l’histoire : en fait, en septembre dernier, j’avais croisé mon ancienne prof de marketing dans la rue ; on avait un peu discuté, je lui avais parlé du nouveau boulot que j’avais décroché et tout, et apparemment elle en a parlé à plein de monde et du coup, on me pose en modèle de réussite professionnelle.

Alors que bon svp je fais manger mon patron pour être tranquille (deux petits muffins = vingt minutes de tranquillité), donc voilà voilà.

Et puis alors quand un de ces petits jeunes naïfs m’a sorti que oui bon, je fais beaucoup d’heures m’enfin un regard à ma fiche de paye devrait suffire à me consoler, j’ai commencé à sérieusement envisager des exercices de renforcement de mon périnée.

(Je vous jure, j’ai tellement rigolé)

(Tellement, tellement)

(Je voulais pas ruiner mon maquillage en pleurant)

Là une autre nénette de dernière année est venue nous dire bonjour avec un sourire crispé, mais apparemment c’était trop dur pour elle alors elle s’est barrée au bout de trente secondes (tu m’aimes pas, je t’aime pas, t’sais quoi trace ta route), et puis ENFIN LA LIBERTÉ, on est allées danser.

Un peu après j’ai vu passer Chonchon au bras d’une fille – je croyais que c’était la deuxième de la soirée, mais il m’a très discrètement fait signe que

– il y a des moments, comme ça, où je suis bien contente d’être sa soeur pour ne jamais risquer d’en pincer pour lui.

Après quoi, on est retournées discuter avec les dernière année qui avaient bien besoin de parler et d’extérioriser (apparemment, le BTS c’est encore pire que quand on y était) (on a du mal à y croire mais si, si si si je vous assure). Un petit première année est passé, le dernière année lui a dit « Je discute avec une ancienne dernière année », et le première année m’a dit

– Ah oui, tu dois être Anna ?

J’ai dit oui oui, mais comment tu le sais ? Apparemment, c’est parce que les profs parlent tout le temps de moi et de ma carrière.

(M

D

R)

Bref on a repris un verre – un peu de jus d’orange dans de la vodka parce qu’on est comme ça, nous -, on a redansé, et après c’était la fin et tout le monde est parti, alors on a posé nos petites fesses dans deux fauteuils, Chonchon est parti nous chercher des softs parce que c’est un amour (pour nous, son quatrième plan de la soirée a du aller se chercher son Coca toute seule), on a encore discuté entre gens qui s’aiment bien, et puis on est rentrées.

Bye bye, les gueux, la légende va se refaire les ongles.

(Mais personne n’a admiré mon collier)

(Sauf ma copine)

(Je l’avais briefée)

(Les dessous d’une légende)

(Craquelée, la légende)

(Snif snif)

 

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2 réflexions sur “Illusions are forever aussi

  1. J’avais déjà une très haute estime de toi, mais là… Je dis chapeau bas ! Révérence ! Génuflexion ! Vous reprendrez bien une coupette et un macaron ?
    La classe à Dallas, quand même… Waouh… Un modèle de réussite sociale… LA référence de toute une génération… C’est pas trop dur à porter ??? 😉

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