Diamonds are forever

Il y a quelques semaines, Chonchon m’a tendu le calumet de la paix en me proposant de venir au gala de fin d’année de son école (qui est accessoirement celle dont j’ai été diplômée l’an dernier) ; comme je suis une adulte raisonnable, j’ai dit « Pourquoi pas » en attendant d’examiner les finances, mais comme je suis aussi une grande sœur gâteau, j’ai dit « OK je viens » moins de dix secondes après et j’ai commencé à rameuter les copines.

Cette année, le thème est donc Diamonds are forever ; j’ai envisagé de porter un smoking (avec peut-être un peu de paillettes) parce que pourquoi pas, après tout ? Mais en fait j’avais trop envie de sauter sur l’occasion de pouvoir porter une merveille de robe qui dort dans mon placard depuis quelques mois, donc j’ai cherché à partir de cet élément.
La robe en question étant d’un vert assez foncé, je me suis laissée tenter par l’idée de porter des accessoires sombres – diamant noir plutôt que blanc, l’idée étant d’avoir une tenue que pourrait porter une ennemie de James Bond (mais le genre d’ennemie qui ne se laisserait pas séduire par un vodka martini et deux oeillades), avec un côté « Venomous Villain », vous voyez ?

Certaines images ont immédiatement fait « pop » dans ma tête, notamment celles-ci :

Threnody in Velvet – Je ne sais pas – Viktorina Kapitonova dans le rôle d’Odile/Le Cygne Noir

(Les gens qui me connaissent en vrai ont le droit de rigoler tellement je suis loin d’être une femme vénéneuse et sombre, les autres merci de faire semblant d’y croire, svp)

Le problème c’est que si le choix de la robe a été évident (enfin en théorie, pouvoir la fermer sur mon dodu fessier l’étant nettement moins), le collier que je m’étais mis en tête de porter n’est plus vendu, et impossible de mettre la main sur une copie satisfaisante (j’ai le don pour ne pas acheter quelque chose, et en être désespérée plus tard, évidemment quand la chose n’est plus vendue et pratiquement introuvable) : soit les modèles ne m’emballaient pas, soit ce n’était pas la bonne couleur, soit l’argenté brillait trop alors que c’est une couleur qui ne me va désespérément pas …

Ebay ou Amazon, me rappelle plus

Bref, j’ai pris les choses en main : j’ai consulté Maman Spaghetti, j’ai acheté les fournitures, et je me suis lancée dans la réalisation du collier de mes rêves.

Et puis j’ai changé d’avis.

(Mettez-moi des baffes, svp)

Comme j’ai découvert à cette occasion que Grédéric est un grand fan de James Bond, on s’est fait les quatre films avec Daniel Craig (chaleur, chaleur), et j’ai profité d’être en arrêt pour regarder Les Diamants sont éternels. J’ai tilté après la fin de Spectre, l’emblème de la pieuvre me trottait dans la tête, je pensais à l’Ordre de la Pieuvre de Cuivre dans les romans de Gail Carriger : pieuvre, côté obscur, ennemis, bijoux … Et schbim ! J’ai mis le doigt sur ce que j’avais en tête, à savoir ce collier :

La Camériste

Référence à James Bond : ✅
Référence à Diamonds are Forever :✅ , puisque le dirigeant de Spectre est l’un des personnages du film.

Double jackpot pour le thème et le côté des méchants – franchement, sur le coup j’aurais pu m’applaudir (je me suis contentée d’être insupportable en piaillant « Hein chéri que c’est bien trouvé et que c’est parfait ? Hein ? Hein ? T’es pas épaté ? Allez chéri, avoue que c’est moi la meilleure ! Pas vrai ? Hein chéri que c’est une idée de génie ? »).

Le seul problème pour moi c’était la couleur des perles ; du coup, ni une ni deux, j’ai commandé des pieuvres, et je me suis collée à la réalisation de mon propre collier Spectre.

Sauf que bon :
a) je n’aime vraiment, vraiment pas copier le travail des autres
b) je suis une girouette
c) j’ai toujours des illuminations de dernière minute.

Résultat, après quarante-douze versions de collier et quelques douzaines de bordées d’injures, l’illumination que j’attendais est venue, sous la forme de petites breloques : un as de pique, un as de trèfle, et une couronne britannique.

Un peu de gloubiglouba dans mon cerveau, quelques jurons supplémentaires, et hop, magie !

En termes de fournitures utilisées, le collier m’a coûté 13,06 € tout compris (fermoir, anneaux, tiges pour accrocher les perles …) ; les boucles d’oreille, 1,94 € (y compris l’attache, et c’est ce qui coûte le plus cher à l’unité).

Bref j’étais super fière de moi,

mais alors vraiment fière comme une poute.

Pour le reste j’ai fait simple :

la fameuse robe, des escarpins noirs, et l’éternelle minaudière achetée pour le mariage de N., et déjà recyclée pour le gala de l’an dernier (et un maquillage tout simple genre mascara et ce rouge à lèvres précisément, parce que beaucoup de fatigue à cause du voyage, de mon patron et de mes collègues, vous-mêmes vous savez).

Bref, voilà l’origine de la tenue dans laquelle j’ai couché l’intégralité des petits péteux de vingt ans et moins (quand je suis partie, il ne restait que les organisateurs). Les jeunes, franchement …

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