Quand ça veut pas …

Je vais sans doute aller jouer au Loto, parce que je me désolais de ne pas être inspirée pour bloguer et pouf, une journée de la lose m’est encore tombée dessus – et pour une fois, devinez quoi ?

Je vous le donne en mille : aucun de mes collègues n’était impliqué ! Ni mon patron !

Bon, je vais commencer par le début.

Grédéric et moi, on a tous les deux un évènement (différent) le même week-end : lui va courir le Marathon de Paris le 9 avril, et moi je dois rentrer dans une divine robe de soirée en taille 38 deux jours avant (on n’a pas les mêmes objectifs, non).

Du coup il y a deux semaines, on a décidé de vraiment faire attention à ce qu’on mange, et donc : stop manger deux ou trois fois par semaine dehors, stop la barre de chocolat de 22 heures, et stop le kebab qu’on ramène à la maison parce que du coup ça compte pas trop comme un repas à l’extérieur, puis bon y’a du poulet c’est pas si pire.

(Non mais c’est vrai que c’est pas mal pour la santé, le poulet) (avouez)

Bref donc quand on fait les courses, on fait attention à prendre plus de fruits et de légumes, et je me suis aussi mise un peu plus sérieusement aux fourneaux, partant du principe qu’il vaut mieux manger des gâteaux fait maison plutôt que des biscuits industriels.

Les muffins et les brownies ça va, je gère, limite je les fais les yeux fermés ; mais quand on m’a offert des citrons comme ça :

(pour info, ils sont dans un grand bol) j’ai voulu faire un cake au citron, parce que bon c’est un peu la vie, quand même.

Du coup hop j’ai pris une petite recette bateau de quatre-quart, mes citrons, et roule ma poule.

Bon en fin de compte à la sortie du four c’était surtout

mais avec un goût de citron, quand même.

(Quand même)

Le même jour j’ai fait un gratin dauphinois, qui n’était pas mauvais mais avec des pommes de terre cuites, je pense que ç’aurait été un peu meilleur.

Aujourd’hui j’ai réessayé le quatre-quart, cette fois-ci avec un peu plus de levure, et ça a donné

mais sans le goût de citron, cette fois-ci.

J’ai aussi refait un gratin dauphinois, et franchement il était largement plus réussi que la semaine dernière, dans la mesure où les pommes de terre étaient un peu moins pas assez cuites que la semaine dernière.

 

Comme je n’allais pas rester une semaine sans petites douceurs à grignoter, j’ai refait un quatre-quart (en même temps c’est Grédéric qui fait la vaisselle) mais cette fois-ci en suivant la recette de ma mère à la lettre près, avec blancs en neige et tout (Grédéric et moi nous sommes relayés pour les monter) ; j’ai surveillé sa cuisson avec un mélange d’amour et d’appréhension, sauf que : à la cuisson, ça ne montait pas.

J’avais beau remettre à cuire, monter la température, rien, nada : toujours le même aspect de brique pas cuite.

Et moi j’étais là, devant mon (pardon, notre) four, à me lamenter, à chouiner que c’est pas possible, j’ai même PRÉCAUTIONNEUSEMENT approché mes doigts du moule (en silicone, je suis pas débile à ce point) pour le bouger un peu parce que j’avais peur de me brûler, mais le moule était à température normale, la pâte ne levait désespérément pas.

Du coup j’ai monté la température.

J’ai attendu un quart d’heure.

J’ai revérifié, re-tripoté le moule à mains nues, j’ai réalisé que le moule aurait du être chaud, j’ai pleuré sur l’épaule de Grédéric, qui est venu voir ce qu’il pouvait faire (on vit dans 17m2, alors c’est juste une manière romancée de dire qu’il s’est levé du canapé et a fait un pas en avant).

Il a regardé.

Il a rigolé.

Et il a branché le four.

(Voilà voilà merci au revoir)

Bizarrement après ça le moule était chaud et la pâte a monté, hein.

Mais alors quand je pense que j’ai eu peur de me brûler, ME BRÛLER AVEC UN FOUR PAS BRANCHÉ, franchement … Bon.

(Pour info j’ai aussi mis de l’huile dans mes cheveux pour les nourrir, mais j’ai du mal les laver et les rincer parce que pendant que je scrutais mon gâteau, j’avais encore les pointes imbibées)

(Fatigue, fatigue)

Bon et ce quatre-quart, alors ?

Trop cuit.

Hahahahaha.

 

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10 réflexions sur “Quand ça veut pas …

  1. désolé mais mdr pour le quatre quart trop cuit, mais effectivement quand ça veut pas ça veut pas. Pour le gratin j’opte pour des pommes de terre que j’ai cuit avant beaucoup plus rapide.

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  2. Le 4e quatre-quart sera le bon ! La boucle sera bouclée ! C’est une métaphore, tu comprends…
    Et te fais pas de bile, tout le monde s’est déjà fait avoir avec le four… Mais bien peu ont le courage de l’avouer en public 🙂

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    • Tiens c’est vrai, je n’avais pas pensé à la symbolique du chiffre … Ca doit être quelque chose de mystique, genre voyage initiatique à travers la préparation de la pâte et tout.
      Merci pour la gentillesse de fin 😉

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    • La cuisine est une étrange alchimie, tu as raison… Transformer des ingrédients quelconques en un délicieux lingot de quatre-quart, si c’est pas magique !

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  3. Pingback: Les bons p’tits muffins chocolat/framboise | The sauce of my spaghetti

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