Le Lac des Cygnes par la Scala

Début octobre (ou fin septembre), alors que Grédéric et moi prenions tranquillement le métro (parce que je ne fais malheureusement pas partie de ces gens qui ne se déplacent qu’en Uber, sauf quand ça passe en notes de frais pour revenir de la compta), il a attiré mon attention sur une affiche pour les représentations du Lac des Cygnes par la Scala de Milan (montée par Alexei Ratmansky), en novembre.

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Et là, la version mise à jour de Grédéric (il en a fait une énorme quand j’ai été hospitalisée l’an dernier, franchement j’ai pas rigolé tous les jours mais de vous à moi : rien que pour les deux mois sans voir la tronche de la Désagréabilitay et la nouvelle version de Grédéric, ça valait largement le coup) m’a proposé d’assister à une représentation.

Hanlala, + 228 points d’amour d’un coup, je vous raconte même pas.

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Et après, quand on a pris les places, il a insisté pour me les offrir.

(Score compte double, méga bonus + 2000 points)

Novembre a fini par arriver, et la représentation avec.

Bon je vous passe mes petites galères de tenue (= Papa Spaghetti m’a rapporté deux robes de cocktail, l’une que mes hanches seraient plus que ravies de faire exploser et l’autre, que j’ai oublié de mettre au pressing après le gala. Evidemment, je me suis posé la question la veille, MAIS je suis une fabuleuse petite personne plein de ressources, et j’ai trouvé une tenue de rechange. Mon astuce : caser des paillettes partout : sur le pourtour de la veste, la minaudière, et des chaussures qui brillent. Et hop), pour en arriver à l’essentiel : la représentation, qui était en plus le baptême du feu pour Grédéric, puisque c’était son premier ballet.

(Ballet, pas balai) (ça ça va, il en a soupé avec les TIG et tout)

Bref.

Un peu déçue par le lieu (pardon mais le Palais des Congrès Porte Maillot, ça vend nettement moins du rêve que Garnier), je suis tout de même ravie de ne pas avoir manqué ça : les décors et les costumes (signés Jérôme Kaplan) étaient magnifaïques ma chérie – mention spéciale au tutu d’Odile, noir et émeraude, mais un peu perplexe tout de même devant la longueur bâtarde desdits tutus : juste au-dessus du genou, à mi-longueur entre le tutu plateau et le tutu jupon … Bon pourquoi pas, après tout ça colle avec ce qui se faisait lorsque le ballet a été créé en 1895. Mais j’ai trouvé le résultat moins époustouflant (on voit moins le travail des jambes), et moins romantique (moins de fluidité dans le tombé de tulle). Cela dit, rien de rédhibitoire non plus, et nous avons passé un excellent moment.

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La musique était ultra enlevée et rapide, ce qui donne un ballet indéniablement différent de celui dont on a l’habitude, notamment les actes blancs généralement beaucoup plus allongés.

Juste un peu déçue par Vittoria Valerio, qui tenait le rôle d’Odette/Odile ce soir là, et dont j’ai trouvé la prestation égale tout du long – dommage, puisqu’il faut justement pouvoir incarner deux personnalités diamétralement opposées ; mais comme elle a déchaîné le public (moi comprise) avec ses magnifiques trente-deux fouettés, je lui pardonne tout.

(Ici c’est Gillian Murphy, mais la performance est similaire)

Bon en revanche, je pense qu’on aurait pu se passer des cygnes de carton pâte, ainsi que des nattes des danseuses (pourquoi ? Pourquoi une tresse dans le dos quand on pourrait avoir de jolis chignons mettant le port de tête en valeur ?), et les quatre petits cygnes de la variation étaient de niveau très inégal, mais bon. C’est loin d’être grave, et le bruit des pointes sur le parquet m’avait manqué.

Surprise aussi par l’inclusion de six cygnes noirs au milieu des blancs dans le dernier acte, mais pourquoi pas ? J’ai trouvé leur fuite de la scène après la mort d’Odette très jolie, poétique annonce de la défaite de von Rothbart.

Bon là on dirait que j’ai moyennement apprécié, mais je pense que c’était aussi en grande partie du au lieu, avec une salle totalement impersonnelle et, osons le mot, franchement moche.

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Et sinon, j’ai le plaisir de vous annoncer que Grédéric a survécu à son premier ballet, et sans s’endormir, contrairement au jeune homme juste devant nous. Il faut dire qu’à l’entracte, ma douce moitié est partie racheter une bouteille d’eau (la salle était une fournaise), et est revenue avec deux bouteilles d’eau, une de Coca, et un paquet de M’n’Ms, parce que :

– Attends, je suis militaire, moi. Si y’a bien un truc que la vie m’a appris, c’est de ne jamais rester coincé quelque part sans Coca et sans M’n’Ms !

Bon ça n’a pas été sans mal, rapport à son air circonspect au début du premier acte (« Mais euh, tu connais l’histoire ? » « Ben non ! »), et à la fin du quatrième (« Mais il fait quoi le magicien, là ? Pourquoi il fait le mec désespéré alors qu’il a gagné ? »), mais comme je suis une personne cool, je lui ai fourni une fine analyse géopolitique de la situation (« Il a perdu parce que le prince s’est tué avec Odette, donc il n’épousera pas Odile, donc von Rothbart n’accèdera jamais au pouvoir, tu vois ? »), et tout est rentré dans l’ordre.

Mais là c’est bon, il est OK pour me suivre à une prochaine représentation, je vous tiens au courant.

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4 réflexions sur “Le Lac des Cygnes par la Scala

  1. Jamais eu l’occasion de tester, mais l’Amoureux m’a dit que ça lui plairait d’avoir l’occasion de faire ce genre d’expérience au moins une fois donc je pense qu’on arrivera un jour à tenter !

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  2. Pingback: La Bayadère – The sauce of my spaghetti

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