Je ne vous oublie pas, non, jamaiiiiiiiiiiiiiis

Céline Dion

(Ahahahahaha)

(Pardon)

Bon.

Bon bon bon bon bon.

On fait comment pour revenir après presque trois mois de silence, dites ?

Parce que voilà, en septembre il y a eu les vacances, puis la rentrée, puis le stage à Paris, plus éprouvant que prévu, puis le rapport de stage et le boulot supplémentaire demandé par mon ancien chef de réception (même trois semaines après la fin de mon stage, oui), puis la reprise des cours et les amabilités de la Désagréabilité (« Moui bien Anna, vous feriez bien de vous maquiller, en général ça ne fait qu’améliorer les choses ») , et puis il y a eu les attentats à Paris, et puis quelques heures après, mon corps m’a lâchée.

J’ai un peu hésité à dire précisément ce qu’il s’est passé, d’une parce que je n’ai pas l’habitude de tout, tout, tout raconter ici, et de deux parce que c’est excessivement peu glamour, mais je n’ai pas non plus l’habitude d’enjoliver ma vie.

Bref voilà, ce qui m’a amenée aux urgences, ce sont des rectorragies, ce qui veut dire en gros que j’ai pissé le sang par l’anus. (Ouais) (Désolée, j’avais peut-être pas assez prévenu)

(Faut juste savoir que dans un tel cas de figure, il y a toujours une âme bien intentionnée pour vous demander « Et vous avez vos règles, en ce moment ? » alors que BON, je ne suis clairement pas un futur prix Nobel, mais ça va merci je fais encore la différence entre mon vagin et mes autres points d’évacuation) (du coup je me suis préparée à ce qu’on me pose des questions sur d’éventuelles pratiques sexuelles impliquant différentes variétés de fruits, légumes, ou objets de la vie quotidienne, mais rien n’est venu)

Maintenant que c’est dit, on peut passer à la partie rigolote des choses, à savoir cette grande aventure qu’a été mon hospitalisation.

Stàdire qu’une fois que tout le monde s’est mis à peu près d’accord pour me garder (comprendre : que le toubib qui voulait m’hospitaliser a tapé du poing sur la table plus fort que celui qui voulait me renvoyer chez moi même si oh pfffff à la moindre goutte de sang supplémentaire que je perdais il fallait me transfuser, franchement trois fois rien quelle emmerdeuse chochotte je fais), on m’a transférée dans un énième service où j’ai eu la joie et le bonheur de découvrir celle qui allait être ma voisine de lit :

– Oh, vous êtes pâle dites donc …
– Hhhhmmm.
– Oh puis vous avez une perfusion, ohlala ça ne doit vraiment pas aller …

(No shit, Sherlock)

– Vous êtes arrivée aux urgences cette nuit, c’est ça ?
– Hhhhhhmmm.
– Vous deviez vraiment être mal alors, pour aller aux urgences et qu’ils vous gardent !

SANS. BLAGUE.

(Noooon, nooooon, j’allais me coucher quand j’ai vu qu’à Paris tout le monde se précipitait aux urgences cette nuit-là, OK à Strasbourg on n’a pas eu d’attentats mais y’en a marre que la province soit toujours en retard sur la capitale, alors j’ai décidé de lancer le mouvement, mais il n’a pas été très suivi du coup j’imagine que je peux me qualifier de hipster)

– Et vous êtes là pour quoi, du coup ?
– J’ai perdu beaucoup de sang.
– Vous avez fait une fausse couche ?
– Non.
– Mais … mais …

(MAIS TA GUEULE)

Comme j’en ai eu un peu marre, j’ai soupiré, fait une petite grimace souffreteuse et fermé les yeux pour faire semblant de dormir (grand bien m’en a pris, je me suis vraiment endormie) (mais ça, c’était avant de savoir que l’intégralité du corps médical de cet hôpital n’aurait aucune gêne à discuter de la consistance de mon caca devant ma chère voisine) (car oui, visiblement c’était important et on m’a posé plein de questions, et j’ai fini par leur répondre que je ne tenais pas un journal de mes défécations et que non, je ne pouvais pas répondre précisément à l’intégralité de leurs questions)

Bon à part ça elle était très loin d’être méchante, hein. Elle était juste un peu … casse-bonbons, quoi. (Du genre à manger sans gluten et à essayer de me convaincre de faire pareil, du genre à chouiner parce que les infirmières venaient prendre ma tension et pas la sienne, du genre à s’allonger sur son lit et à fixer le vide pendant des heuuuuuures et des heuuuuuures et des heuuuuuuures, du genre à faire une petite moue pincée en disant que « ah eh bien, vous avez du monde qui vient vous voir » (mes parents, mes frangins, Grédéric, mon parrain) (la folie, quoi), du genre à venir pleurer sur mon épaule parce que pffff c’est trop dur d’être triste alors qu’elle a tout pour être heureuse, mais quand même son fils pèse 90 kg et c’est scandaleux qu’il se laisse aller alors qu’il n’a pas été élevé comme ça, ah ça non on lui a toujours appris à bien faire) (anorexique, dépressive, et irritée du côlon comme elle me l’a elle-même expliqué) (pour le côlon, pas pour le reste)

Franchement à part ça ça allait, si on excepte juste le toubib qui s’est pointé le lundi pour m’expliquer que non non non non non je ne sortirais pas ce matin, parce que j’allais être examinée en urgence l’après-midi même.

En urgence.

Au troisième jour d’hospitalisation.

Bon.

Mais, mais mais mais mais mais, la palme d’Or whatthefuckesque revient à Papa Spaghetti : c’est Maman S. qui a passé une nuit blanche aux urgences avec moi, mais c’est lui qui, le soir même à 19:45, a soupiré et dit :

– Holala je vais me coucher, moi, je suis fatigué.

Carson oh shit

À bientôt pour de nouvelles aventures du fond de mon lit !

(Oui parce que du coup je suis consignée à la maison et tout et tout, c’est génial je peux pas sortir sans être accompagnée, et Maman S. prend son rôle de garde malade très au sérieux) (et Grédéric joue à être mon esclave, j’a-dore, franchement si j’avais su j’aurais été malade plus tôt)

(Bon sur ce je vous laisse, je vais me coucher je suis fatiguée) (LOL)

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17 réflexions sur “Je ne vous oublie pas, non, jamaiiiiiiiiiiiiiis

  1. Que d’aventures! Moi, j’ai fait plus classique et bien moins spectaculaire que toi: je me suis fait une petite entorse il y a deux semaines, j’ai eu des esclaves durant deux jours mais j’ai choisi d’aller braver les rues de la capitales au lieu de rester tranquillement à me faire couver (pff!) Quant à ta voisine de chambre: quel est ce phénomène qui veut que dès que l’on se retrouve à partager sa chambre à l’hôpital on tombe sur ce type de spécimen ?
    Bon rétablissement!

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    • Ah, que veux-tu, j’ai toujours eu le sens du spectacle 🙂
      Ton entorse va mieux ?
      Je t’envie, j’aimerais pouvoir sortir à ma guise …
      Pour l’hôpital je ne sais qu’une chose : si ça doit encore m’arriver, je ferai le tour des chambres pour choisir ma voisine ! 😀

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    • Oh oui, pour moi ça va mieux: ce fut grandiose (j’ai tout imaginé je crois. TOUT) mais finalement je marche plutôt bien ^^
      Si tu retournes à l’hôpital (ce que je n’espère pas!) tu me diras si tu as trouvé des voisines d’un autre genre. Je suis sceptique, haha!

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    • Oui je comprends ta déception, il arrive qu’on ne soit pas aussi malade qu’on voudrait l’être 😀
      Normalement je ne devrais plus être hospitalisée, je croise les doigts. Et sinon, j’espère que ma voisine sera aphone !

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  2. mais sinon, tu vas bien? ^^
    parce que c’est beau de nous donner des détails, mais bon, d’accord t’as pu écrire un article donc tu n’es pas à l’article de la mort, mais quand-même! ^^

    du mieux!

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    • Disons que j’ai connu des jours meilleurs 🙂 La vérité c’est que je suis très fatiguée, je ne peux même pas me laver les cheveux ni sortir toute seule, et je ne suis pas sûre de pouvoir retourner en cours la semaine prochaine. Mais je suis contente que Maman m’ait rapidement fait sortir de l’hôpital, je me remets mieux à la maison que là-bas, et le moral est bon ! (Merci d’avoir posé la question 🙂 Je sais que pour toi tout va bien grâce à la maison 😀 )

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    • tu te donnes trop, c’est bien que tu puisses te reposer un peu, chouchoutée par tout le monde!
      oui ici, ça va: j’aimerais juste que le déménagement soit déjà passé LOL
      prends soin de toi, cocotte!

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  3. Bonjour mon ami(e)je n’aime pas ces endroits clinique ou hôpital
    Une petite voiture roule vers toi
    Pour t’apporter une grosse valise
    De tendresse et d’amitié
    Afin que tu puisses passer
    Une agréable journée dans la joie

    Et une très belle fin de semaine
    Une cascade de bisous

    Bernard

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    • Merci beaucoup Bernard ! J’ai mal du m’exprimer, ma mère m’a fait sortir de l’hôpital au bout de quatre jours 🙂
      Bonne fin de semaine aussi ! 🙂

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  4. Ma chère Anna, j’avoue m’être demandé ce qui avait bien pu te conduire à l’hôpital. J’ai pensé à beaucoup de choses mais alors … pisser du cul :-O ohlala, ça, non. Une femme de ta condition! Bon je me moque gentiment mais j’espère sincèrement que tu vas mieux et que ça ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir. Bisous

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    • Ah, que veux-tu … J’aurais préféré avoir quelque chose que je puisse évoquer dans les dîners mondains … Tant pis !
      Je me fais opérer dans deux petites semaines, et après tout devrait rentrer dans l’ordre (je l’espère).
      Bisous !

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  5. Ahhhh merdeuhhhhhh…
    Eh bien, bon et prompt rétablissement… C’est pas très original je sais, mais c’est tout le mal que je te souhaite !
    Et sinon, dans tes selles, y’avait des traces de poivre ou d’autres épices qui auraient pu éventuellement… enfin tu vois, quoi…

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    • Merci !
      Et non, ça ne vient pas de mon alimentation, a priori un polype serait la cause de tout ça, mais j’en saurai plus d’ici quelques jours.
      Et bon anniversaire en retard ! 🙂

      J'aime

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