Et maintenant, que vais-je faire ?

De touuuut ce teeeemps,
Queeee sera ma viiiiiie ?

Doula

(Bah je vais glander et partir en vacances, c’te question)

 Voilà, mon stage est fini, et je suis retournée au Spaghetti HQ.

Il y a quatre mois, je manquais de me vomir dessus tellement j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Résultat ? On m’a proposé un poste au bout de trois semaines, la proposition a été renouvelée à plusieurs reprises et encore avant mon départ, les « Tu sais, si tu ne te plais pas en BTS, il y aura toujours une place pour toi à la réception » ont précédé le « Et vous aimeriez revenir travailler ici après avoir obtenu votre diplôme ? » du directeur (« Oui, à condition que ce soit à votre place et qu’on se débarrasse de ce tapis moche et que les bureaux soient moins déprimants »). En y repensant, j’ai envie de tapoter l’épaule de mon moi d’il y a quatre mois et de lui dire « Mais oui mais oui, c’est ça, stresse un coup, c’est parfait ça te coupe l’appétit, vu ce que tu vas manger pendant les prochains mois, ça ne peut pas te faire de mal ».

Rat gratouillis

(Pardon, fin de la minute personal branling)

Donc, adieu hôtel, adieu collègues, adieu stage merveilleux, adieu studio parisien où on fait quasiment pipi les pieds dans le bac de douche, adieu balades le nez en l’air, adieu « Ho il faut que je fasse cette expo » pleins de bonne volonté, même si je n’ai finalement jamais mis les pieds auxdites expos, adieu clients chiants, adieu questions à la con (« Bonjour, vous êtes un hôtel quatre ou cinq étoiles ? » « Cinq, Madame, comme indiqué à l’extérieur ») (non mais oh, l’autre), fini de débouler des couloirs du métro face à l’Opéra et d’y jeter un dernier regard avant de reprendre lesdits couloirs pour rentrer à la maison, fini de se la jouer parisienne blasée (« Oui bof, je n’aime ni le Costes* ni le George V** ni le Mandarin Oriental, et puis pffff Saint-Germain laisse tomber, c’est trop bobo pour moi »), finis les repas composés de … Ah non merde, ma mère lit mon blog, fini de bâiller d’un air ennuyé en disant « Hhhhm le chef ? Oui, c’est un ancien élève de mon école » quand un collègue me parle du super resto dans lequel il est allé pendant son week-end (alors qu’intérieurement, il y a une Anna qui bondit partout et danse sur le desk en hurlant pour une fois à la supériorité de la province sur la capitale), fini de ne plus voir les dimanches passer parce que c’est tellement mieux de travailler ce jour-là (même à 7h du matin, oui), bref, fini le stage !

* Un de mes collègues m’y a traînée pour me montrer le bar, la déco blablabla.
– Ah tiens regarde, y’a Florent Pagny, là !
– *tourne la tête*
– Nan mais, de l’autre côté.
(Hum)

** Un copain de passage à Paris m’y a traînée, parce qu’il voulait prendre un chocolat chaud. J’ai pris un cocktail en me disant « hhhmm, ça a l’air rafraîchissant, ça va être pas mal ». Il était rafraîchissant, mais dégueu. Bref.

J’ai rangé mes carnets de notes, je me contente d’utiliser un des stylos de l’hôtel ni vu ni connu dès que possible (j’envisage de ne plus payer que par chèque, pour pouvoir les utiliser tout mon saoul), et j’erre partout avec un air mystérieux et désespéré, genre Louis Garrel, toi-même tu sais :

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J’en profite pour vous infliger une séance « est-ce que je t’ai montré les photos que j’ai prises ? » :

Du coup, histoire de m’occuper entre le départ en vacances et la rentrée, je me suis dit qu’une petite dépression post-stage ne ferait de mal à personne, bien que Maman Spaghetti ait abattu ses dernières cartes et tenté la combinaison ultime pour essayer de m’en sortir :

Image 28

 Peine perdue, j’ai décidé de m’embarquer dans une grande crise existentielle pour passer le temps.

Là où le bât blesse, voyez-vous, c’est que quand je fais une crise existentielle, il me vient des envies de tout jeter/donner/trier – ce qui, en soi, est plutôt bénéfique vu le bordel qui règne en maître dans ma chambre et ma propension à tout conserver, le seul problème étant que si je ne me raisonne pas un peu, il ne me reste à la fin qu’une culotte et un T-shirt (mais toujours plusieurs exemplaires d’Orgueil et Préjugés) (je vous raconte des bobards, j’en ai qu’un seul) (mais c’était pour l’image) (en vrai, c’est Persuasion que j’ai en plusieurs exemplaires).

Bon allez je vous laisse, j’ai des trucs à aller récupérer dans la poubelle.

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11 réflexions sur “Et maintenant, que vais-je faire ?

  1. Bon alors voila, les vacances vont te remettre d’aplomb! Bon courage, pense a ton prochain mois de dans quelques mois qui te tapotera sur l’epaule en te disant « c’est ca, fait une crise existentielle mais ca va passer » 😉

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  2. Sinon, il est sympa Florent Pagny ?
    Eh eh eh, tu sais pas quoi ? Eh ben moi, une fois, j’ai croisé Jean-Luc Lahaye dans une rue à Tours. Il ne m’a même pas reconnu, j’étais vert.

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    • Hé bah mon frère a porté son petit déj’ en chambre à Jean-Luc, qui lui a filé 10€ de pourboire. Hé ouais !
      (De toi à moi, je pense qu’il n’a pas du oser t’aborder)

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    • J’en ai la bouche bée et admirative… Ahhhh j’ai voulu faire le malin avec mon anecdote et me voilà mouché.
      (oui c’est ce que je pense aussi. Paraît qu’il est timide. Et que je suis intimidant. J’aurais dû lui lâcher un bifton de 20, ça l’aurait mis en confiance)

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    • Et même que pendant mon stage on a eu Karen Chéryl à l’hôtel, hé ouais ! Avoue, tu meurs de jalousie !
      (Je pense que c’est une bonne idée pour la prochaine fois, ça marche toujours, les pourboires.)

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    • Mazette…
      Je me dis surtout que je me suis trompé d’orientation ! Dans mon métier j’ai rarement l’occasion de rencontrer des… stars aussi charismatiques, connues et reconnues. Grrrr tu as raison, j’enrage !!! Foutre diantre…
      Ceci dit, un jour Lorant Deutsch est venu dans mon bled, visiter notre site archéologique. Il en a parlé dans son 2e bouquin « historique », celui qu’il a publié après Métronome. Manque de bol, c’était un week end et moi je bosse pas le week end. Mais plusieurs de mes collègues l’ont rencontré.
      (et un autographe aussi, ça lui fera plaisir, et c’est cadeau)

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    • Chuuuuuut… Ne le dis pas trop fort… Il ne sait pas qu’il m’a raté ce jour là… S’il venait à l’apprendre… Je ne veux pas lui faire cette peine.

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