Je ne sais pas vous mais moi, j’ai passé un week-end parfait.

Parfait, parfait, parfait, à tous points de vue parfait.

C’est à dire que voilà, le week-end dernier, je suis rentrée à la maison sur un coup de tête prévu deux ou trois semaines à l’avance. (Il n’y a que l’excuse du coup de tête qui justifie cette trahison que constitue mon retour pour un week-end où Papa Spaghetti n’est pas là) (il va de soi qu’avouer que j’ai choisi ce week-end justement pour ne pas l’avoir sur le dos est une solution tout à fait inenvisageable)

Et donc en fait, j’ai pris le train sans encombres vu que ma responsable d’amûr m’a laissée partir plus tôt pour être sûre que je ne le loupe pas, il n’avait pas été annulé ni retardé malgré la grève, la seule ombre au tableau étant le type assis à côté de moi, qui a ressenti l’impérieuse nécessité de se remettre publiquement du déodorant (mais au moins, il en a remis, ce qui est moins pire que s’il ne l’avait pas fait).

Et puis hop, en moins de temps qu’il n’en faut pour sourire niaisement à la vitre du train, j’étais en train de pester contre ces gens qui bloquent la sortie du wagon parce qu’ils sont trop cons pour ranger leurs affaires avant de se mettre dans le couloir, contre les gens qui ne se bougent pas les fesses pour libérer le passage, et j’ai même pu proférer quelques « mais ils vont bouger leur cul, oui ou merde ? » (C’a été « merde » pendant un long, très long moment), avant de finalement arborer un sourire jusqu’aux oreilles en retrouvant Maman Spaghetti venue m’attendre sur le quai.

Et puis on est arrivées à la maison, Chonchon et moi nous faisions la gueule quand je suis partie il y a presque deux mois mais comme on est un peu cons, on s’est fait des grands sourires ravis tout en se tapant la bise d’un air détaché genre boarf ouais ha t’es là cool bon ben voilà quoi, je sais pas toi mais moi je retourne dans ma chambre (bon d’accord, on est tous les deux un peu handicapés au niveau des trucs de la sentimentalité et de l’expression affective), et j’ai retrouvé ma chambre qui m’a semblé être immeeeeeeeeeeense, et la salle de bains était immeeeeeeeeeeeeense, et le lavabo c’était pas un lavabo mais un jaccuzzi tellement il était graaaaaaand, et ah les joies de la province d’avoir une chambre aussi grande que mon studio parisien !

Samedi matin j’ai voulu ouvrir mes volets, mais il s’est avéré que des pigeons y avaient fait un nid, et comme il y avait des oisillons dont on ne savait pas s’ils étaient morts ou vivants (vu le nombre de passages de pigeons sur mon balcon, soit ils étaient vivants et affamés, soit très aimés pour que leurs parents viennent si souvent en pèlerinage sur leur tombe et aient tant de mal à faire leur deuil). Au début, j’étais assez contrariée de ne pas pouvoir ouvrir mes volets, et puis j’ai réfléchi un peu : si je ne peux pas faire ce que je veux – comme ouvrir la fenêtre, bronzer sur mon balcon – à cause d’oiseaux, ça fait de moi :

Tippi Hedren The Birds

Donc bon, si en fait je vis dans une nouvelle de Daphné du Maurier, ça va, je dis trop rien.

Et puis Maman Spaghetti m’a emmenée choisir mon cadeau d’anniversaire

Image 31

(dont je rêvais depuis que j’ai à peu près 13 ans), on a déjeuné de macarons, et comme chez les Spaghettis on sait vivre, dimanche je suis repartie avec du Morbier dans ma valise.

Bon je vous laisse, j’ai rempli mes devoirs filiaux en bloguant, à dans quand ma mère m’aura assez harcelée pour que je reprenne mon blog en main !

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