Les non (encore) chroniqués -1-

Je suis venue, j’ai lu, j’ai pas blogu. C’est donc rongée par les remords et consumée par la honte à la seule pensée de mon forfait que je reviens vers vous, la tête basse, vous livrer mes impressions sur quatre (pour l’instant) (y’en a d’autres dans les tuyaux) romans lus il y a plus ou moins longtemps, mais pas avant mai ou juin 2013, promis juré craché.

Image 13Charivari, Nancy Mitford ★★★★★
« Remuante héritière de la plus grosse fortune d’Angleterre, Eugenia milite ardemment pour le parti fasciste de l’Union Jackshirts. Dans son sillage : deux dandies courant la dot, une duchesse en fuite, une lady cocue et une bourgeoise fantasque. Entre harangues politiques et garden-parties, grand amour ou mariage d’intérêt, chacun devra tirer son épingle de cet effarant jeu de dupes. »

 => J’ai bien aimé, pas mal gloussé et rigolé, même si le fond est plutôt sérieux, puisqu’il s’agit de la montée du fascisme en Angleterre. (Sachant que l’une des soeurs de Nancy Mitford, Diana, épousa l’année suivant la publication de Charivari Sir Edward Mosley, chef de file des fascistes britanniques … Ambiance ambiance.) Beaucoup de critique sociale, d’humour, de mordant, et de personnages dont on préfère rire que pleurer dans cet excellent petit livre.

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le-mec-de-la-tombe-dc3a0-cc3b4tc3a9Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti ★★★
« Désirée, […], bibliothécaire et citadine, vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. […] . Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. »

=> C’est pas mal, hein, mais je ne comprends pas trop l’engouement suscité par ce bouquin. Parfois c’est assez drôle, et parfois je me suis juste demandé « mais l’auteur, elle est sérieuse, là ? ». Bref, y’a pire, mais y’a mieux.

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51R8D65R88L._SY300_Trafic de haut vol, Kerry Greenwood ★★★★★
« Avec son style inimitable, ses manières de garçonne et son charme espiègle, Phryne Fisher est devenue la coqueluche du Tout-Melbourne des années 20. La détective attitrée de la haute société locale se voit même confier coup sur coup deux nouvelles affaires : éclaircir les circonstances de la mort d’un homme dont les violentes disputes avec son fils étaient de notoriété publique, et retrouver les ravisseurs d’une petite fille avant qu’ils ne disparaissent avec la rançon. »

=> Mihihiiiii, Miss Fisher ♥♥♥ What else ? C’est bien mené, enlevé, Phryne est toujours la plus badass des héroïnes et sait tout faire, mais c’est pour ça qu’on l’aime !

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temps_innocenceLe temps de l’innocence, Edith Wharton ★★★
« Dans le New York flamboyant de la fin du XIXe siècle, Newland Archer est un jeune homme de la haute bourgeoisie. Promis à un brillant avenir, il est sur le point d’annoncer ses fiançailles avec May Welland. Mais l’apparition de la scandaleuse comtesse Olenska, la cousine de May, qui a eu l’audace de quitter son mari, va bouleverser sa vie. »

=> J’aime bien Edith Wharton, qui n’y va pas de main morte quand il s’agit de critiquer la bonne société américaine. Mais j’ai trouvé le temps un peu long pendant ma lecture, j’ai trouvé (oui, j’ai trouvé beaucoup de choses) le roman un peu trop contemplatif, trop « moi, mes états d’âme, mon nombril, ma souffrââââââânnnnce ». Il ne s’y passe finalement pas grand chose, et en le refermant j’ai surtout pensé « ouais, bon, tout ça pour ça, quoi ». (Remarquez, la critique était peut-être trop subtile pour moi) (mais bon)

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12 réflexions sur “Les non (encore) chroniqués -1-

  1. super blog, intelligent, interressant et ravissant. Avec un titre plutôt rigolo et attirant pour une fan de miam comme moi. je vous laisse me découvrir : While it Cooked. Au plaisir de vous lire encore…

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  2. Ah mouais, concernant Edith Wharton, je conçois très bien que tu sois un peu rebutée, par le fait qu’elle s’intéresse de trop près à son nombril, comment est-ce possible. Moi qui lis ton blog depuis quelque temps, je peux te rassurer sur le fait que, heureusement, tu n’es absolument pas dans un tel état d’esprit, non non, dieu soit loué !
    Clairement, le nombril d’Edith Wharton ne t’intéresse absolument pas 😀

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