Dame pipi, épisode 2.

Donc, je vous disais que le boulot ça allait, et que c’était un peu une Gestapo-party tous les jours.

Parce que donc, je n’ai jamais vu mes collègues, mais il y a quand même une ambiance qui me fait regretter celle de quand j’étais pionne, avec les petits coups bas de collègue Topchef et tout (je ne vous ai pas dit ? J’ai démissionné \o/).

Venez là, que je vous raconte.

Quand je suis revenue travailler après mes deux jours de repos (donc pour ce que j’appellerai mon « second cycle de travail »), j’ai trouvé sur le carnet d’observations (consulté par/transmis à la hiérarchie) une remarque faite par la petite bêcheuse du premier rang de collègue qui avait travaillé pendant mon repos. Remarque qui disait, en substance que quand elle était arrivée, toutes les portes intérieures étaient verrouillées – alors que bon, quand je suis arrivée le premier jour, c’est elle qui, en partant la veille, avait verrouillé toutes les portes sauf une, donc moi j’ai fait pareil (du coup, je lui ai laissé une gentille petite réponse sur le même carnet d’observation pour lui signaler que j’avais fait comme elle, mais que maintenant je laisserais tout ouvert SAUF la porte qu’elle avait laissée fermée) (non mais oh).

Mais quand même, je ne sais pas si vous vous rendez compte, TOUTES LES PORTES ÉTAIENT VERROUILLÉES !

Attendez, les portes étaient quand même toutes verrouillées !

Attendez, les portes étaient quand même toutes verrouillées !

Y’avait aussi une histoire de seau très sale (c’était souligné) dont je ne me suis pas servie et que j’ai juste déplacé pour accéder à une brosse, alors que bon elle elle n’a pas nettoyé correctement le lavabo des femmes et avait laissé le produit pour nettoyer sur le bord dudit lavabo, donc franchement quitte à ne pas tout nettoyer ce serait pas mal qu’elle en profite pour balayer devant sa porte, au lieu de faire des observations fielleuses à l’encontre de ma personne.

Bref.

Mais ce n’est pas tout !

Quand je suis arrivée pour mon troisième cycle de travail, j’ai trouvé un post-it sur le fameux carnet d’observations, demandant d’appeler Le Chef (que nous appellerons aussi M. José) (à cause de sa ressemblance physique avec José de Scènes de Ménages)- j’ai supposé que ça m’était adressé. Comme je suis très très maligne et très bonne en stratégie, j’ai appelé de suite – soit un bon quart d’heure avant l’heure à laquelle je suis censée commencer à travailler, histoire de montrer que je suis en avance, sérieuse, tout ça tout ça.

Bon.

Donc j’ai appelé, j’ai demandé si le post-it m’était bien adressé (« je suis consciencieuse je préfère appeler pour rien que de risquer de manquer quelque chose d’important »), et là j’ai entendu Le Chef dire « ça ne va pas du tout, je ne suis pas du tout content de votre travail, je vous le dis franchement, dimanche quand je suis venu c’était une vraie porcherie, ça ne va pas du tout, de toutes façons je vais passer vous voir pour en parler ». (Le pire dans tout ça, c’est que je ne suis même pas payée en heures supp’ quand je me fais engueuler en dehors des heures de service)

Du coup j’ai espéré me faire virer – bon, ça m’aurait un peu embêtée puisque du coup, je n’aurais pas pu m’offrir de chaussures pour me récompenser, mais comme je n’arrive pas à décider quelle paire acheter, ça n’aurait pas été bien grave. Un mal pour un bien, quoi.

Hélas, trois fois hélas, j’ai été maintenue à mon poste.

disappointed

Le plus « drôle » dans tout ça, c’est quand M. José est arrivé, tout sourires, et qu’il a fait « ouiiii boooon, c’était pas très propre la dernière fois, y’avait des traces de merde sur la cuvette des toilettes des hommes, à l’extérieur tout là, faites attention, quoi ». (Euuhh, on n’avait pas parlé d’une porcherie ?)

Alors bon, je ne dis pas. Une petite trace a pu m’échapper, je ne suis pas parfaite. Mais je pense QUAND MÊME que si la cuvette avait été balafrée, je m’en serais UN PEU rendu compte. 

(Du coup juste avant qu’il parte, je lui ai signalé que je n’avais toujours pas signé de contrat, et que c’était pas très très légal toute cette histoire) (Hinhinhinhinhin)

Forcément, juste avant mon quatrième cycle de travail, y’avait plein de suspense, je me demandais ce qui allait bien pouvoir me tomber sur le coin du nez (j’aurais bien dit « quelle merde allait » etc., mais bon, ç’aurait été trop facile). J’avais tout bien nettoyé avant de partir en repos (et j’avais bien vérifié les cuvettes) (franchement, je me demande comment je peux vraiment espérer me faire virer en faisant mon boulot consciencieusement, des fois je me désespère) – bon, donc je disais que j’avais tout bien nettoyé, autant vous dire que le suspense était à son comble, mon coeur battait la chamade, j’avais les mains moites, les jambes tremblantes …

Bon d’accord, en vrai j’ai juste soupiré d’un air fatigué en me disant « boooooon alooooors, qu’eeeeest-ce qu’il va encore y avoir ? » (comment vous dire ? Ce n’est pas vraiment le job de ma vie, donc j’ai un peu de mal à prendre les choses très à coeur et à m’impliquer pour faire plus que ce qui est prévu par le contrat que je n’ai pas encore signé)

Tadadaaaaaam …

Suspense suspense …

anticipation

Bah y’avait rien.

Rien !

Pas une seule récrimination.

Sous prétexte que c’est le week-end, les gens font relâche … Franchement, ça m’a déçue, on ne peut vraiment se fier à personne. Pffffff.

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16 réflexions sur “Dame pipi, épisode 2.

    • Honnêtement et vu ce que j’ai parfois à nettoyer, je crois que tu n’es pas la seule à avoir ce genre d’idée ! (Mais pas que pour rire)

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  1. Ca me rappelle un film, ton histoire… Qui s’appelle « Les WC étaient fermés de l’intérieur ».
    Mais c’était moins drôle que ta collègue délatrice. A elle toute seule elle est plus marrante que tous les Charlots réunis.

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    • J’ai cru que le titre du film était une blague … Et en fait non ! Je suis scotchée.
      (Le pire, c’est que je n’ai jamais vu aucune de ces collègues)

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    • Ah ben ehhh oh, je dis pas que des conneries ! Bien sûr qu’il existe ce film !
      Quand tu la verras, la pisseuse (si je puis me permettre), tu pourras lui faire bouffer une de ces pastilles bleues qu’on met dans les urinoirs.
      M’enfin…

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    • Avoue qu’avec ce titre, on pouvait se poser la question !
      (Point de pastille bleue ici, pas plus que de collègues, puisqu’on alterne : quand elle est là je suis absente, et vice versa)

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    • Oui oui je sais, c’est justement pour savoir quoi faire dans ce genre de cas que j’ai consciencieusement suivi les cours de droit du travail ! 😀

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