Dame pipi, épisode 1.

Bon.

Je suis pas hyper hyper inspirée pour vous raconter ma vie de dame pipi, mais comme j’ai le choix entre bloguer et ranger ma chambre, le choix est vite fait. (En fait non j’ai franchement hésité avec la troisième option (regarder dans le vide), mais je me suis dit que sinon je ne serais jamais célèbre ni riche. Donc bon, j’ai fait quelques concessions à ma vie future)

Donc, j’ai déjà fait six jours de dame pipi.

Alors bon, déjà le premier jour commençait bien, vu que a) je n’ai pas eu de panne de réveil b) je suis partie à l’heure c) mon grand petit frère avait regonflé les pneus de mon vélo la veille au soir pour que je puisse aller bosser en fuselant mes gambettes d) j’ai trouvé les WC du premier coup, en m’orientant d’après le schéma trouvé sur Internet – ce qui, vu mon sens de l’orientation, est environ équivalent aux exploits de Blériot, Guillaumet et consorts. (Parce que moi, pour faire Strasbourg-Brest, j’ai plutôt tendance à passer par Marseille et Lille, si vous voyez ce que je veux dire) (Bref)

Donc, ça commençait bien. J’avais ma clef, j’avais pu attacher mon vélo juste sous la fenêtre de ma loge, j’avais ma tenue, j’étais en avance …

Ah, oui, ma tenue. Figurez-vous que pendant la réunion d’information-prévention-blablabla, on nous a bieeeen dit que travailler au service propreté faisait qu’on représentait un peu la ville aux yeux des gens qui nous voyaient, et que donc il fallait bieeeeen faire attention à notre tenue, qu’elle soit toujours propre etc.

Moi j’veux bien, hein, les uniforme nickel et tout ça me connaît, je suis pas trop dépaysée.

Mais alors représenter la ville en blouse jaune, gants verts et Crocs blancs, j’avais jamais fait.

Image 17

(Dans un souci de réalisme, j’ai tenu à représenter mes mollets à la bonne échelle)

Franchement, je ne vois pas pourquoi tout le monde encense Kate Middleton, ses LK Bennett et ses tenues McQueen qui coûtent un rein alors qu’il suffit d’une bonne blouse 65% polyester 35% coton et de sabots en plastique tout à fait confortables – avec tout de même un léger talon, d’environ trois centimètres, parfait compromis entre la tong (trop décontractée) et l’escarpin (nocif pour les pieds à long terme).

Bref.

Tout allait donc bien en ces premières minutes de mon premier jour, jusqu’à ce que je me rende compte que les produits de nettoyage au bord de l’évier, là, c’est très bien, mais pour le sol, des balais et des brosses c’est mieux. Comme je n’arrivais pas à ouvrir les placards, j’ai appelé mon chef, qui est venu sur place et m’a expliqué qu’en fait, les deux placards, là, ce sont des vestiaires, et les produits, réserves de PQ et autres sont dans le local qui sert à changer les enfants.

EVIDEMMENT.

Que n’y ai-je pensé toute seule ?

Mal de tête

Encore après, j’ai pu me rendre compte des réalités du terrain, pas toujours évidentes ni favorables au déroulement paisible et serein du travail du personnel (= c’est le bordel) : pour remettre du savon dans les distributeurs, la clef est différente selon qu’on est dans les toilettes des femmes ou des hommes – côté hommes j’ai pas réussi à ouvrir le distributeur ; il faut un tournevis pour ouvrir certaines portes, et il y a des fourmis partout mais sinon, ça va.

Allez, la prochaine fois (si je survis), je vous raconte comment le boulot c’est un peu la Gestapo, avec plein de dénonciations entre collègues et tout et tout. (Je n’ai jamais vu mes collègues, mais apparemment ce n’est pas ça qui les arrête)

Publicités

27 réflexions sur “Dame pipi, épisode 1.

  1. Tu dessines vachement mieux que Garance Doré. Franchement, elle peut aller se rhabiller (puis elle n’a pas de Crocs, la looseuse).

    J'aime

  2. (Chui resté scotché sur tes mollets. T’as fait le tour de France récemment ?)
    Je t’encourage de toutes mes forces, il n’y a pas de seau métier (humpf humpf)…

    J'aime

  3. Ah oui, ton dessin est très chouette, et on ne peut que te complimenter sur ton physique.
    Mais dis donc, c’est pour faire sortir les souris de leurs trous, que tu te perches sur deux morceaux de gruyère ?

    J'aime

  4. Ça me rappelle lorsque j’étais à l’accueil d’une expo l’année dernière et qu’on devait faire en même temps gaffe aux toilettes – histoire que ça soit présentable après le passage hebdomadaire de la madame du ménage: ouvrir/fermer/remettre en route le distributeur d’essuie mains, toute une histoire (il nous a fallu trois cerveaux pour y arriver, rien que ça)
    Ps: Même mollets (mais moi c’est héritage paternel, haha 😉

    J'aime

    • Grâce au ciel, il n’y a que des sèche-main, réparés par l’équipe technique au besoin, donc OUF ! Mais franchement y’a des équipements, on se croirait à Koh Lanta tellement c’est compliqué 😀
      PS : je me sens moins seule, merci 😉

      J'aime

    • Aurais-tu un lien pour voir cette photo, s’il te plaît ? C’est pour mon CV, montrer que je lance des modes et que j’ai de l’influence, tu vois 😀

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s