J’ai trouvé un job d’été \o/

(Je suis en panne de titres drôles et percutants) (pourtant j’en avais un la dernière fois, mais j’allais me coucher alors je me suis dit tant pis, je le noterai demain, et ça fait dix jours que j’essaye de le retrouver)

Halalalalalaaaaa, mes amis, halalalalaaaaaa.

Saviez-vous, lorsque vous avez cliqué quelque part pour arriver sur mon blog, que vous suiviez en fait les aventures d’une jeune (si si) femme particulièrement douée ? Car oui, mes amis, oui ! Mes dons en matière d’écriture et de rédaction ont payé : ma lettre de motivation a convaincu, j’ai été embauchée par la ville comme dame pipi pour le mois d’août ! (Vous en rêviez, moi un peu moins, mais ne chipotons pas) (Et comme dirait une amie de Maman Spaghetti, « c’est bon pour ton humilité »)

Hélas, ni les musées, ni les fast-food n’ont voulu de moi. Mais ce n’est pas très grave, bientôt je serai directrice d’un palace londonien, l’argent coulera à flots dans ma vie, je retournerai dans ces Quick, ces McDo qui m’ont snobée et alors là, HA ! Ils feront moins les malins !

Hum, bon, bref.

Suite à cette promesse d’embauche, j’ai été convoquée à une réunion d’information à plus de cinq stations de tram de chez moi (le scandale), l’occasion d’apprendre qu’on ne dit plus « camion poubelles » mais « camion compacteur » – je vous suggère d’ores et déjà de vous habituer à parler de votre coiffeur comme de votre « designer capillaire », sait-on jamais.

Après, on nous a assommés avec des histoires de règles de sécurité, type « si un tram arrive et que vous êtes en train de ramasser un déchet, ne restez pas sur sa trajectoire, mettez-vous sur le côté », « regardez autour de vous avant de traverser », « si on vous agresse appelez la police », et plein d’autres conseils drôlement utiles et novateurs de ce genre. (Bon, c’était surtout une réunion pour ceux qui vont ramasser les déchets dans les rues, allez savoir pourquoi ils nous ont collées avec – oui, colléEs.)

Ensuite, on nous a prises, nous, l’élite de la Nâââtion, un peu à part (oui parce que excusez-moi, mais trois dames pipi contre une bonne vingtaine de balayeurs des rues, hein, y’a pas photo, c’est nous qui avons passé la sélection la plus sélective) pour nous donner un passe-partout (je peux maintenant ouvrir TOUS les WC publics de la ville, TOUS ! Je peux aller faire pipi de jour comme de nuit !) (je suis une personne utile à fréquenter) et une fiche pour aller percevoir notre tenue – une blouse, une paire de sabots, deux paires de gants Mapa – j’en ai conclu que j’allais nettoyer des chiottes à poil sous ma blouse (le fantasme de l’infirmière est to-ta-l’ment has been)

F. Mercury langue

Pendant cette petite réunion, mon cerveau de juriste s’est mis à frétiller – tel que c’était présenté, on allait travailler 50 heures par semaine – payées 35, bien sûr. J’imaginais déjà ma lettre à mon responsable, le mettant gentiment en demeure de me régler mon dû (à la fin de mon contrat, bien sûr), son refus, le remplissage de formulaire aux prud’hommes, ma plaidoirie (je ne me serais évidemment pas fait représenter, faut pas déconner) (en plus, j’avais tout déchiré en L3 quand j’avais plaidé pendant la simulation de procès en droit du travail) … Bref, je m’y voyais déjà.

Sauf qu’en examinant mon planning de travail, il se trouve que le nombre total d’heures sur quatre semaines correspond grosso modo à un 35 heures par semaine, ce qui est NUL, puisqu’après avoir travaillé pendant quatre ans sans jamais être en arrêt, un procès contre mon employeur me passe sous le nez.

NUL, NUL, NUL.

Bon, je vous dis ça, je n’ai toujours pas signé de contrat, ni même reçu quoi que ce soit … Si ça se trouve les papiers que j’ai envoyés ne sont pas arrivés à temps, j’ai perdu mon futur poste et je vais mourir de froid et de faim, la misère aura raison de moi – évidemment, le fait que j’habite chez mes parents qui financent mes études contrarie beaucoup mes projets de vie de petite fille aux allumettes, mais je suppose qu’on ne peut pas tout avoir*.

Sur ce, permettez-moi de conclure ce billet aussi brillamment que mon oral blanc de français en 1ère : « et … ben, donc voilà ».

Smack

.

* Bon d’accord, c’est pas vrai. Entre temps j’ai appelé le service en question, qui m’a confirmé que tout était OK et que je commençais à la date prévue, mais c’était moins drôle. (Je crois que je mets trop de temps à publier mes billets)

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29 réflexions sur “J’ai trouvé un job d’été \o/

  1. En Juin, lorsque j’ai bossé, on a signé une feuille d’embauche où y’avait même pas écrit le nombre d’heures (on me l’a dit à l’oral). Alors quand j’ai vu mon planning avec 27h, je me suis dit « Ah mais en fait je suis pas à 35 ?! ». Finalement j’étais bien à 35h, j’ai travaillé mes 35h, mais on n’a pas vu notre contrat avant… bah en fait je l’ai jamais vraiment vu. J’ai eu ma feuille de paye quinze jours après la fin – et après avoir eu le cash sur mon compte.
    (note: Imagine que quelqu’un fasse tomber de son pantalon un billet de 50€ ?)(okay, soyons plus réaliste, un billet de 20€) (bon, 5€ et c’est mon dernier mot)

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    • Ahahahahaaaaa, tu me donnes envie de rire nerveusement, de me tordre les doigts et plein d’autres trucs comme ça ! Bon, l’essentiel reste quand même d’avoir eu la paie à l’heure, non ? 😀 Une fois au boulot, j’ai eu un bulletin de salaire avec dix mois de retard … Pas le salaire lui-même, heureusement !
      (Note : ça ne me dérangerait pas. Ou si quelqu’un veut se changer et oublie une paire de Louboutin ou de Jimmy Choo dans ma pointure, ça m’ira aussi très bien)

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  2. Ah mouais. Clés ou pas, il est toujours recommandé d’être dans les petits papiers d’une dame pipi.
     Même si, il faut bien le reconnaitre, ils ne se découpent pas toujours le long du pointillé. 

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    • Merci 😉 Mais bon, fut un temps (bon, trois semaines) où je faisais quasiment 40h en deux jours, alors 35 ou 40 heures par semaine, hein … Je devrais survivre !

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  3. Wow, je cherche aussi du boulot et c’est dur, mais de penser qu’une fille tellement trop intelligente que toi (si si) ne trouve rien d’autre que Dame Pipi, et ben moi je dit Fuck la Société. Et pis je m’en vais vivre dans une cabane sur la plage si c’est comme ça.

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    • Non mais bon, j’ai pas des masses cherché non plus ! Mais un copain m’a dit que chez McDo, ils reçoivent 3 CV par heure … T’imagines ? Faut quasiment être pistonné pour y travailler !
      Bon cela dit ça reste un job d’été, pas un CDI d’après-études-et-diplôme, donc ne panique pas trop 😉 (Même si je suis trèèès flattée, on n’est quand même pas dans des situations comparables)
      Bon courage dans tes recherches, en tous cas !

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    • Merci pour le lien, je ne connaissais pas ce site et j’ai TELLEMENT ri !
      (En plus je voulais être pilote de chasse étant gamine, je n’aurais jamais soupçonné que ce job me rapprocherait de mes rêves d’enfant :D)

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    • J’avoue me demander parfois comment je vais faire pour bloguer quand je ne serai plus étudiante, avec des stages et des petits boulots à droite à gauche … Enfin ! Je suis sûre que dans le fond, tu n’es pas *si* triste que ça, quand même 😉

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    • j’avoue, je suis démasquée, en effet, je ne suis pas si triste que ça! Ne t’en fais pas, je suis sure que tu trouveras encore beaucoup de choses à écrire lorsque viendra le temps de quitter la vie estudiantine! (mais en attendant, le dame pipi, c’est énorme)

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  4. Haha. Ton post m’a fait tellement rire. Je suis aussi Dame Pipi cet été, entre autres puisque j’ai la chance (ahem) en plus d’avoir été placée dans une piscine municipale. Je suis donc Dame Pipi, Dame Pédiluve, Dame JeTireLaChassePourLesAutres, etc etc. Et crois-moi en une semaine j’ai déjà un bon paquet d’anecdotes croustillantes. Hâte de lire la suite.

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  5. Ben quoi ?! C’est très bien, Dame Pipi, comme boulot d’été. Y a pas de sot métier !
    Ah si : préposé aux frites chez McDo, c’est vraiment un boulot de m**de (j’ai fait ça pendant un mois il y près de 15 ans et n’ai remis les pieds dans un McDo que 2 ou 3 fois depuis… pour aller faire pipi) (la boucle est bouclée).

    J’ai hâte de lire tes aventures trépi(pi)dantes 😀

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    • Des tellement pas mûres et des tellement vertes que j’ai juste envie de me rouler en boule sous ma couette ! (Et bon, j’ai un peu de mal à en rire pour l’instant, mais ça viendra !)

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