Je devais être une cocotte-minute dans une autre vie,

pour aimer à ce point me mettre la pression (oui, j’aime bien angoisser au moindre truc, cherche pas) (enfin non j’aime pas, mais comme j’arrive pas à arrêter je suppose c’est que tout au fond j’aime ça, mais je ne m’en suis pas encore rendu compte).

Parce que bon, voilà, mes exams sont finis, je crois que je n’ai jamais autant bossé de ma vie que depuis septembre mais j’ai peur que ce soit insuffisant – c’est le pire truc au monde, ça « insuffisant » : pas bon, mais pas mauvais. Juste au milieu. Moyen, quoi, bof, ne se distingue ni dans un sens ni dans l’autre. Vous me direz, il y a les rattrapages – j’veux dire, des vrais rattrapages, pour y accéder il suffit de ne pas avoir validé son semestre (en licence on avait des rattrapages dans les deux matières principales qu’il ne fallait pas avoir validé sinon on n’y passait pas même si on n’avait pas validé son semestre, il fallait aussi sauter trois fois à cloche-pied autour d’une flaque d’eau et traverser le campus en faisant la roue), mais j’ai quand même envie de vomir rien que de penser aux résultats (je ne pense pas que mes copies contiennent la vérité divine ou de quoi donner envie au prof de s’agenouiller en levant les bras au ciel et en hurlant « Alleluia »), surtout vu l’exam de ce matin (« Les groupements d’intérêt public ? Ca existe, ouais. Ouais ouais. Ah, c’est pas suffisant comme réponse ? ») (c’était un écrit, hé, j’ai pas répondu ça au prof pendant un oral quand même). Puis je fais des cauchemars aussi, genre la dernière fois j’ai rêvé que j’étais en exam de droit comparé, qu’il fallait parler de l’affaire de la commune d’Arigui (oui), mais je ne me souvenais que de l’affaire de la commune de Mimimata au Japon, avec ma copine H. on échangeait des regards paniqués quand soudain, bim ! Notre prof de droit international privé débarquait pour nous expliquer Hong-Kong prend un trait d’union – mais ce n’est pas complètement dénué de sens, puisque ce prof est le mari de la prof de comparé. (Sinon Arrighi c’est un arrêt du Conseil d’Etat de 1936, si tu te poses la question). Wala wala.

Bob brrrrr

Donc, tout ça vient de ce que pour la première fois de ma vie je me suis foulée pour réussir des examens, d’où la peur de l’échec – je m’en fiche d’échouer quand c’est prévu, planifié et orchestré (par exemple, quand je n’en fichais pas une rame en dehors de prendre des notes en cours et d’assister aux TD, et que je me pointais les mains dans les poches, c’était un peu évident que mon seul non-talent ne me sauverait pas des redoublements) (parce que dans la vie, je suis naturellement douée pour le piano et l’équitation, autant vous dire que ça me sert beaucoup) (et encore, je ne suis bien qu’une fois sur le cheval) ; mais là, non, pas moyen, il faut que je réussisse. Or mes copies n’étaient pas parfaites. Donc, je ne suis pas sûre de réussir. Donc, j’angoisse. (Bien sûr que mes réponses auraient du être parfaites et ne pas comporter la moindre lacune, croyez-vous que je suis équilibrée ? Rationnelle ?)

En dehors de ça j’ai trouvé d’autres moyens de stresser, je ne sais pas COMMENT je fais pour me faire une montagne de la moindre chose dès que je sors de mon périmètre de choses connues, mais j’arrive à me fatiguer toute seule – à tel point que je viens de squizzer quarante lignes d’interrogations existentielles et d’exposé de mes angoisses, j’ai eu pitié de vous (et de moi).

Chewbaca non« Viens Anna, on va faire un truc nouveau » (sauf que je suis un poil (huhuhu) mieux épilée que ça)

Sur ce, je m’en vais dormir jusqu’à lundi (ha non c’est vrai, demain il y a réunion à 8:30, HAHAHA).

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16 réflexions sur “Je devais être une cocotte-minute dans une autre vie,

  1. les examens c’est toujours l’angoisse, ça fait longtemps qu’ils sont derrière moi pourtant curieusement je continue de cauchemarder encore à leur sujet aujourd’hui
    à barjot, barjot et demi :p
    et sinon, si tu veux d’autres bouts de phrase bien pourris y a qu’à demander, c’est 100% gratuit !
    et sinon, c’est quand tes résultats ?

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  2. C’est amusant, j’ai commencé l’article en pensant études de droit, sûrement parce qu’en tant que juriste on doit avoir un style en commun et qu’inconsciemment on se reconnaît (ou je me fais un film toute seule mais dans les deux cas c’est impressionnant^^).

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  3. Que dire, si ce n’est « bonne merde » ?
    Ah oui : que, très étrangement, le chômage m’a sérieusement détendue du slip. Pas sûre que ce soit vraiment en rapport avec le chômage (peut-être l’âge, tout court), et je reste une grande anxieuse à certains égards (la santé, principalement), mais je me sens beaucoup plus sereine au quotidien.
    Et j’ai beaucoup d’admiration pour les personnes qui, comme toi, jonglent avec un boulot et des études.

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  4. J’en ai fait, des cauchemars dans lesquels je passais des examens. D’ailleurs, 7 ans après la fin de mes études, j’en fais encore, c’est dire.
    C’est normal et humain de stresser quand on a quelque chose vraiment à coeur.
    Je croise les doigts pour tes résultats !

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  5. Le stress des examens, un jour tu te diras que ça faisait partie du folklore, comme GrosKikiRomantique 🙂 Pour le reste, la bonne nouvelle, c’est qu’au fur et à mesure de la vie, on fait de plus en plus de choses nouvelles, donc y’en a de moins en moins. Quoique…partir faire le tour du monde, sauter à l’élastique… mais au moins, à force, les faits nous prouvent qu’on s’en est sorti à chaque fois.

    Sinon le « et encore, je ne suis bien qu’une fois sur le cheval » résume parfaitement mon expérience de l’équitation.

    (et re-sinon: courage, vraiment)

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    • Ah oui, tiens, GKR, je l’avais oublié celui-là 😀 (comment est-ce possible ? Je n’en sais rien)
      C’est plutôt sain de flipper avant un saut à l’élastique, non ? Enfin je crois 😀
      (Merci <3)

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  6. Les examens m’ont toujours mises dans un état de semi-transe existentielle… la peur de ne rien valoir si j’échouais… et j’ai échoué un paquet de fois ! Aujourd’hui je peux te dire qu’en fait ça va lol ! Allez, ça va aller hein… je suis sure que t’as réussi !

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    • Oh j’ai échoué assez souvent pour savoir comment ça fait 🙂 Mais je m’en fichais donc bon, c’est pas pareil que maintenant où ça compte vraiment.

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  7. Tu n’es pas la seule, et crois moi, ca n’est pas près de s’arrêter… Tu continueras à stresser pour le boulot, les entretiens d’embauche, les grosses présentations clients… Et même, ça fait 7 ans que je suis diplômée et je fais encore des cauchemars sur mes examens de fac et même su bac !!!!!

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    • Le bac ça va, je n’en ai jamais rêvé je crois (en même temps, je l’ai décroché sans vraiment avoir révisé, et j’étais tout sauf stressée).
      Non mais en fait je crois que je vais vivre de cookies et de Coca Zéro sous ma couette, sans plus jamais en sortir.

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