À la recherche du sac perdu

(Ouh la la je fais des références culturelles de diiiiiingue ! Encore un titre comme ça et je pourrai rajouter blogueuse littéraire sur mon CV, ça va en jeter, croyez-moi)

L’histoire, c’est qu’il me faut (enfin, fallait) un nouveau sac pour les cours pour la rentrée, dans la mesure où mon sac chéri d’amour que j’aime et que j’adore est un tantinet en train de rendre l’âme (bien qu’il soit resté totalement étanche, puisque quand il pleut beaucoup, une fois que le sac a pris l’eau, celle-ci n’en ressort plus).

Un nouveau sac, disais-je. A priori, c’était simple : j’en voulais un rouge (parce que depuis deux ans que j’ai un sac rouge, je ne peux plus me passer de cette couleur sous quelque forme que ce soit), assez grand pour pouvoir y caser mon ordinateur s’il y a besoin, avec une poche extérieure pour ma carte de tram. Tu vois, je suis une fille simple, avec un cahier des charges tout ce qu’il y a de plus raisonnable (enfin ça, c’est ce dont j’étais convaincue avant de commencer à chercher) (ouais, des fois je crois encore au père Noël).

En fait, j’ai même trouvé très facilement :

Nat et Nin, modèle Macy

sauf que hey hey, le sac date de 2010 et n’est plus vendu. (De toutes façons, ça n’aurait pas été drôle si j’avais trouvé du premier coup)

Après, j’en ai trouvé un autre :

Nat et Nin toujours, modèle Meryl

… sauf que j’ai eu ma licence. Et que l’autorité maternelle est un jour venue frapper à la porte de ma chambre, pour me dire que l’autorité paternelle et elle avaient bien réfléchi, et que comme j’avais (enfin) décroché un diplôme (il était temps, plus personne n’y croyait) et que contrairement à ce que je répétais depuis des années, j’allais continuer mes études, eh bien ils allaient me l’offrir, ce sac. Quelques minutes de négociations plus tard (« non merci j’peux me le payer moi-même » « mais si allez on veut te faire un cadeau ! » etc) (genre c’était tellement inespéré que je sois diplômée) (pfffff … ça va, j’ai mis que cinq ans au lieu de trois, pas de quoi désespérer non plus), j’ai cédé (et franchement, quand on voit comment j’ai relancé l’économie anglaise à moi toute seule pendant les soldes, j’ai bien fait) (d’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi David C. ne m’a toujours pas proposé de venir m’installer au Royaume-Uni, avec tout ce que j’investis dans son pays depuis des années … Enfin).

Bref, j’ai envoyé le lien de la boutique à l’autorité maternelle, et j’ai commis l’ÉNOOOOOORME erreur de lui dire « j’aimerais ça (= un autre sac que le précité qui n’était plus en stock à ce moment-là), mais bon en fait si tu vois kékchose de mieux vas-y, fais un peu comme tu veux ».

Erreur, mes amis.

Fatale erreur !

Je crus à Grouchy, ce fut Blücher.

Je vous passe les détails, il suffit de savoir que l’autorité maternelle a froncé le nez devant les sacs (c’est le nouveau pouce baissé, mais genre en dix fois pire pour celui qui est dans l’arène) (enfin, en rayon, au temps pour moi).

J’étais comme ça intérieurement (bon, extérieurement aussi un peu)

Repassons les détails, j’ai fini par céder aux sirènes d’un sac que j’ai d’abord gratifié d’un « mouais bof trop de monogramme » – c’est toujours comme ça : je fais la moue, je critique, je dis non, et puis je change d’avis (une fois, j’ai mis six mois à passer de « cette veste fait folklore autrichien » à « han mais elle est trop beeeelle », et en plus j’me suis même pas rendu compte que c’était la même veste. Elle a bien rigolé, la maman, c’est moi qui vous le dis) (et maintenant je pleure à l’idée qu’un jour cette veste décède après des années de bons et loyaux services) (bref).

Et de fil en aiguille, nous sommes revenues dans la boutique pour connaître les dimensions du sac et décider de l’acquérir – non sans avoir du vaincre des clients ploucs au possible qui estiment que puisqu’ils payent, ils peuvent bien faire chier les vendeurs et les autres clients (eh oui, il existe des clients am-bi-tieux) en restant plantés trois plombes devant (pour ne pas dire sur) la caisse à examiner leur ticket de caisse (ouais, tu dévalises le magasin et tu fais chier le monde sur pourquoi y’a un ticket de caisse et deux tickets de CB alors que tu as payé tes achats en deux fois par carte bancaire, JE COMPRENDS TON ANGOISSE), ou à vérifier qu’ils ne s’étaient pas trompés sur la couleur des sacs après avoir payé (c’est là que tout se joue, c’est évident. Franchement, qui choisit ses articles avant de passer en caisse ? QUI ?).

Tout ça pour être encaissées (enfin, encaissée du point de vue maternel) par une vendeuse revêche – du coup quand on est parties, l’instance maternelle a dit très, très discrètement « humpf le jeune homme était charmant, mais alors elle bonjour l’amabilité » (MOUAHAHA) (oui il était gentil le jeune homme qui a répondu à mes questions angoissées sur la taille du sac en me disant que non, il ne pouvait pas le mesurer, mais par contre il pouvait regarder ses dimensions dans le catalogue).

Bon, bref, je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps avec mes bavardages, et vous présente donc le dernier né de ma petite collection de sacs (six sans compter mon Eastpack du lycée, c’est une vraie petite collection, pas comme mes chaussures) (je suis honnête avec toi, t’as vu ?)

(Attitude que je m’attends à te voir adopter)

Tadaaaaaaaam :

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21 réflexions sur “À la recherche du sac perdu

    • Je te répondrai la même chose qu’à Catherine 😉 (et oui, je me suis vraiment vue retourner en cours avec mon sac en pièces détachées, donc ouf ^^)

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  1. Attention à cette histoire de pouce baissé… C’est une regrettable erreur historique, un malentendu qui se perpétue depuis des décennies à cause des péplums des années 60… Le vrai geste, dans l’amphithéâtre, au moment où ceux qui vont clamser ne saluent plus personne, c’est le pouce vers l’avant (un peu comme dans la danse d’Hélène). Pour laisser la vie sauve on replie le pouce dans ma paume de la main et on replie les autres doigts dessus. Car le pouce symbolise un glaive, et si on le replie dans la main, c’est comme si on le rangeait dans son fourreau.
    Sinon euhhhh pour le sac… Il est sympa… Bizarrement pas très rouge mais bon… (soupir)

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    • Oups … Merci du rappel historique !
      Sinon pour le sac y’en avait un chouette chez Guess, mais à 1350€, donc bon … (Et accessoirement trop petit)

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    • Euhhhh… You’re welcome… T’inquiète je pense qu’à l’heure actuelle environ 99,99% de l’humanité qui s’intéresse aux combats de gladiateurs aurait commis la même « bévue » historique… La Vérité est très et trop peu connu, hélas !
      1350 € le sac ? Tu veux dire, mille trois cent cinquante euros ? Naaaaaaaaaaaaaannnn !!!
      Je DEVINE que c’est pas dans tes moyens (humpf humpf… Je suis fier de mon jeu de mot, là).

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    • Ouais, mes parents ont été super radins sur le coup, j’étais hyper déçue. Déjà que ça fait quatre ou cinq fois que je n’ai pas d’Aston à Noël …

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  2. Qui es-tu et pourquoi écris-tu un article identique à ce qui se passe dans ma tête, quels sont tes réseaux ? (hum tout ça pour dire que je cherche aussi un sac rouge/grand/poche et que je louche sur le Nat&Nin depuis longtemps, j’avais besoin de commenter héhé)

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    • Ah oui mais alors attention, le Macy et le Meryl n’ont pas de picots, du coup le sac s’abîme beaucoup plus vite chaque fois que tu le poses quelque part (critère principal de refus maternel, soit dit en passant). Bon, si tu craques, tu me fais signe ? Que je sache comment il vieillit et tout et tout 😀

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  3. pour le macy, a la boutique sophie sac il l’ont peut être encore, par contre un a4 rentre difficilement dedans
    sinon pour un sac rouge, ils en ont un a 99 qui devrait te(vous) convenir, a bandoulière logeable etc etc (je l’ai en noir et il est nickel et en cuir)
    par contre tu le trouves en moins cher sur ebay chez destock 2000 (nom du vendeur) voilà, il n’empeche que je ne pense pas que la quête du sac parfait s’arretera

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    • Merci pour ces indications, pour l’instant j’ai (ma mère a) trouvé un sac pour la rentrée, mais au besoin je suivrai tes conseils 🙂

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  4. Pingback: Cinq ans de blog, donc | The sauce of my spaghetti

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