Bureau 109 (bis)

Retour aux urnes pour les membres de la famille en âge de voter – et bien sûr, ça n’a pas pu se passer simplement genre « prenons nos cartes, allons au bureau, votons et rentrons », que nenni mes amis !

Parce que déjà, quand le père m’appelle pour me dire « on est au bout de la rue » et que je réponds « OK je descends vous attendre en bas de l’immeuble », eh bien pour moi ça veut dire « on arrive incessamment sous peu » et « OK je descends de suite ».

Parce que je suis descendue de suite.

Sauf que tu vois, le reste de la famille était bien au bout de la rue, mais pas vraiment à notre bout de la rue – plutôt à l’autre, en fait. Qui a poireauté en se gelant après s’être dépêchée pour s’habiller ? Bibi, bien sûr. (Vous ai-je dit que j’avais réussi à enfiler mes ballerines tout en agrafant mon soutien-gorge ? Je suis très fière de moi.) Qui a récupéré la veste/sweat wesh-wesh de son frangin qui ne votait pas ? Bibi, bien sûr.

Non mais j’veux dire, une veste wesh-wesh, quoi. Encore heureux que j’aie mis des ballerines et pas des escarpins, j’aurais pas eu l’air tarte, tiens.

Enfin bref.

Un poteau évité de justesse et quelques interrogations parentales plus tard (« comment font les Juifs orthodoxes pour voter ? ») (je sais pas mais ça m’en bat une sans toucher l’autre, comme on dit) (interrogation à ranger dans la même catégorie que le « je me suis toujours demandé ce que les hommes ont ressenti la première fois qu’ils ont vu le feu » – ou un éclair, je ne sais plus), nous sommes arrivés au fameux bureau 109 – celui où les bulletins sont placés après les isoloirs – disposition über pratique, vous en conviendrez.

Vingt minutes de queue plus tard, il n’y a plus que quatre personnes avant moi quand soudain, nous avons assisté à cette nouvelle forme de Blitzkrieg : l’attaque des mamies resquilleuses et de leur carte d’invalidité. Bien sûr, mamie a besoin de s’asseoir (‘tain, on n’est pas rendus si elle doit se lever et déplacer sa chaise chaque fois qu’il faut avancer), mamie n’a pas sa carte électorale que la bénévole ne trouve pas, on la fait patienter en déplaçant sa chaise (hourra pour cette idée lumineuse) – et soudain, un autre Panzer à canne fonce sur nous, arborant fièrement sa carte d’invalidité. AAAAAAAAARRRRRGGHHHH. Bien sûr elle n’était pas au bon bureau de vote. ARRRRRGGGHHH. Bien sûr, on ne s’est pas rendu compte de ça de suite. AAAAARGGGGHHHHH.

Dans cinq ans je fais un gosse juste pour squizzer les queues dans les bureaux de vote. (Faudra que je m’y prenne entre fin août et fin novembre de l’année précédente pour ne pas avoir accouché avant, mais que ça se voit quand même suffisamment pour que les gens n’osent pas protester quand je leur passerai devant) (ne jamais rien laisser au hasard en matière de stratégie. JA-MAIS.)

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