Ce petit coquinou de Murphy (et sa loi d’emmerdement maximum)

14:02 : j’ai mis mes élèves dehors, ma course contre la montre pour avoir mon train  commence.

14:25 : j’ai fini de manger, je suis dans les temps.

14:47 : dans le bus direction la gare, trois stations à faire, départ du train dans 21 minutes, je suis LARGE.

14:49 : flûte, mes lunettes de soleil … Bon, tant pis.

14:50 : si je résume, j’ai oublié mes lunettes de soleil alors qu’il fait 20° et un soleil éblouissant, par contre j’ai dans mon sac un parapluie que j’ai attendu six semaines, que j’ai depuis presque quinze jours mais dont je ne me suis toujours pas servie, faute de mauvais temps.

14:51 : ma vie est une farce.

14:52 : putain merde, j’ai oublié mon produit à lentilles !

14:52:28 : bon, j’arrive à 17h, je passerai chez un opticien ou à la pharmacie en acheter, au moins j’en aurai une bouteille chez le copain pour le cas où.

14:52:57 : PUTAIN MERDE J’AI AUSSI OUBLIÉ MA PILULE !

14:55 : « Chéri, j’te dérange ? Bon en fait chuis à la gare, mais j’peux pas prendre le train de 15h vu que j’ai oublié ma pilule et mon produit à lentilles, faut que je repasse chez moi donc je prends le train de 17h donc j’arriverai à 19h, bisous »

15:02 : « Hé, t’as mis une heure à rentrer du travail, t’as fait quoi ?! » (Mon frère, la perspicacité personnifiée)

15:12 : « Chéri, j’te dérange ? Bon en fait j’ai un train à 16h qui arrive à 17h à Pétaouscnock + 25 km, tu veux bien venir me chercher, steuplé ? »

15:17:02 : oh oui, la robe Asos qui était épuisée est de nouveau dispo, WOUHOU J’AI PAS LOUPÉ MON TRAIN POUR RIEN ! 

15:17:04 : ha non, de nouveau épuisée.

15:18 : Pourquoi vivre ? À quoi bon lutter ?

15:30 : retour à l’arrêt de bus, lunettes de soleil dans le sac, pilule et produit à lentilles dans la trousse de toilette.

15:31 : j’ai oublié mon chargeur portable.

15:32 : mon Ipod aussi, d’ailleurs.

15:33 : c’est bientôt, demain ?

15:35 : et bien sûr, ce bus est bondé, alors que le premier était vide, j’avais pu m’asseoir sans qu’aucun papy (qui a refusé de s’asseoir, LUI) m’écrase les pieds à intervalles réguliers.

15:47 : hey, on joue à compter combien j’ai d’ampoules aux pieds, et combien j’ai de pansements dans mon sac ?

15:52 : j’ai mon billet, je suis dans le bon train, je n’ai pas oublié ma carte 12-25, peut-être que finalement, Dieu existe ?

16:30 : j’ai oublié mon pyjama. Je l’savais, je l’savais …

16:32 : bon hé, on ne va pas non plus faire comme si le copain allait s’en plaindre, si ?

21:57 : mon premier est la première lettre de l’alphabet. Mon second est une interjection visant à accentuer sa détermination ou à narguer son interlocuteur. Mon tout a fait tomber sa bouteille (ouverte) de démaquillant.

.

(PS : est-il besoin de préciser que quand je suis rentrée le lendemain j’ai pris le bus par flemme, bus qui a mis quatre minutes à quitter l’arrêt, s’est pris tous les feux rouges, un début de bouchon et dans lequel il y avait une môme qui a hurlé à la mort sur tout le trajet ?)

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