« C’est la dernière bataille qui compte … La dernière. »

(Bonjour, je prends des photos pourries et je le vis bien)

Et si Napoléon n’était pas mort à Sainte-Hélène ? C’est sur cette question que repose l’intrigue de Monsieur N (visionné sur les bons conseils de mon chef épaté par ma culture sur le sujet *personal branling off*).

Tout commence en 1840, lorsque la dépouille de l’empereur est ramenée à Paris en grande pompe : le colonel Heathcote est présent, et se remémore son arrivée à Sainte-Hélène en compagnie d’Hudson Lowe, quelques décennies plus tôt. Dans la foule, il aperçoit Betsy Balcombe, dont il était alors tombé amoureux. En cherchant des informations sur celle-ci, il retrouve le maréchal Bertrand, dont le trouble lors de l’évocation de rumeurs prétendant que la dépouille ramenée n’est pas celle de Napoléon Ier pousse Heathcote à mener une enquête sur le sujet. Pour ce faire, il retrouve les protagonistes de ce qui a bien pu être la dernière bataille de l’Empereur, dont il reconstitue le puzzle pièce par pièce … Car, comment croire que l’homme qui a failli dominer l’Europe ait pu se laisser exiler six ans durant sur une île perdue au milieu de nulle part en attendant que la mort vienne ?

♚♚♚

J’ai adoré le film, particulièrement bien construit, fin, cohérent … Un second visionnage serait d’ailleurs extra pour mieux noter les petits détails qu’on ne peut remarquer qu’en l’ayant déjà vu.
Les personnages sont magistralement interprétés (entre autres par Elsa Zylberstein, Philippe Torreton, Roschdy Zem, Richard E. Grant, Jay Rodan et le très graou Bruno Putzulu), les décors et la lumière sont soignés … Tout, tout est minutieusement envisagé, sans rien laisser au hasard – il en va de même pour la musique, que l’on doit à Stéphane Eicher.

Que dire d’autre ? J’ai vraiment été emballée par Monsieur N (ça, je crois que vous commencez à le comprendre), notamment parce qu’il n’y a aucun manichéisme, pas d’hommage posthume ni de documentaire à charge, simplement un exposé de différentes hypothèses, une exploration de pistes, une enquête dans le passé … Même la conclusion est laissée à l’appréciation du spectateur, libre de confirmer ou infirmer cette phrase que de Caunes fait prononcer à son Napoléon : « la passion des hommes pour le merveilleux est telle qu’ils sont prêts à lui sacrifier la raison ».

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4 réflexions sur “« C’est la dernière bataille qui compte … La dernière. »

  1. Napoléon n’a pas fini de faire couler des rivières d’encre, c’est un fait…
    Rarement un être humain aura été autant adulé et haï à la fois. Jusque dans la mort il suscite les passions !
    Il y a eu assez récemment un n° du magazine « Secrets d’histoire » qui était consacré à la mort de Napoléon. Edifiant… Tout comme ce film, que je n’ai pas vu mais que ta description donne envie de voir !

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  2. Ah merde, c’est là que je me rends compte que je me suis trompé d’émission, dis donc… C’était « L’ombre d’un doute », en fait… Présenté par l’excellent Franck Ferrand !

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