A smell, a perfume … et autres considérations

Mardi dernier (de la semaine dernière, pas mardi d’hier) fut une journée exceptionnelle, durant laquelle moments 🙂 et moments 😦 se sont succédé avec une régularité stupéfiante, digne d’un métronome, encore un message du destin téléguidé par mon père pour que je me remette au piano.

D’abord, le matin, entaché par l’obligation de me lever (c’te torture quotidienne) a finalement été illuminé par les photos d’identité de ma petite personne, photos fortuitement retrouvées par le plus grand des hasards (comme quoi, ça sert à rien que je range mes affaires). Oui parce qu’en fait, la veille j’avais reçu une lettre de la CPAM me demandant une photo d’identité, et que ce genre de requête suffit à me mettre de la même humeur qu’un germanopratin devant un bouquin de Marc Lévy. Donc, retrouver des photos = pas besoin d’en faire de nouvelles = bonne humeur.

C’est donc forte de cette iridescence interne que je suis allée travailler, illuminant un peu ces tristes bâtiments où règne un chef en costume pattes d’éph’ en velours côtelé, puis je suis rentrée manger chez moi.

Et là, tandis que je glandais tranquillement (comme à mon habitude, ne nous leurrons pas), un appel de ma mère (très calme, comme toujours : ma mère ne stresse jamais ; elle gueule, elle s’énerve, elle tourne dans tous les sens en râlant et il ne faut pas lui parler, mais elle ne stresse jamais) me conseillant de descendre dans la rue en raison de la présence des pompiers, de camionnettes « gaz de Strasbourg » et de tous les avocats du troisième étage en bas de l’immeuble – espèce d’alerte au gaz à craindre, donc (la famille du rabbin au 3è n’était pas sortie, on voit de suite qui a de l’expérience et qui n’en a pas). Petit moment d’hésitation – je prends mon ordinateur ou pas ? Et le coffret à bijoux ? – finalement j’ai juste pris mon sac et mon manteau, un petit tour dans le quartier, et en revenant il n’y avait plus personne. Je suis donc remontée à l’appartement, très décontractée, ce qui m’a permis de constater que la seule affreuse odeur présente et persistante dans le couloir était celle de la nouvelle crème pour le corps de ma mère.

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Bref.


Je retourne bosser, je raconte ça à TopChef qui me demande pourquoi j’ai l’air blasée alors que j’étais de si bonne humeur ce matin – et là, Médamzémécieux, LA suggestion de l’année : « haha mais tu racontes trop bien, tu devrais écrire des chroniques ou dans le genre ! » Si tu savais, ma pauvre, si tu savais à quel point je t’ai taillé des costumes pour le reste de l’hiver il y a peu et à quel point tu m’as encore donné de quoi faire …

Et puis pour bien finir la journée, tandis que je montais vers ma salle en bavardant avec une collègue que j’aime bien d’un pas conquérant, dynamique et plein d’entrain, j’ai constaté que MA salle était occupée par un prof et un autre individu. Prof qui m’a gentiment suggéré de chercher une autre salle libre. Genre il croit encore au Père Noël, t’sais, parce que moi et mes trente gamins, on est vachement plus rapides à trouver une autre salle assez grande que lui avec son bouquin et son pote. Mais bien sûr. (Je l’ai poliment et gentiment fichu dehors, ça n’a pas fait un pli. Non mais oh, l’autre, genre il m’a fait cours en 4è, je vais le laisser marcher sur mes plates-bandes ! Il veut pas que je lui fournisse la bêche en même temps, tant qu’on y est ?)

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PS : allez, ça se termine demain, après vous serez tranquille pour un an au moins 🙂

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12 réflexions sur “A smell, a perfume … et autres considérations

  1. Je trouve l’anecdote de la famille du rabbin très très très politiquement incorrecte…
    Mais je te mets un 20/20, c’est une blague « humour noir » de très haut niveau…

    J'aime

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