Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.

Quand on a la chance (ou pas) d’avoir un CDI (Copain Longue Durée), on vit parfois des moments de grâce, de totale plénitude, où l’on ne se sent plus toucher la terre …  allons, je suis sûre que vous savez de quoi je parle ! Des moments comme celui-ci, par exemple :

.

– Hé, mais je vois tes côtes !

– Bah oui c’est normal, j’ai un peu minci …

– Mais j’les voyais pas, avant !

– C’est normal, j’te dis …

– Et ton ventre ! Il est tout plat et presque creux quand t’es allongée ! Tu le rentres, là, non ?

– Non, si je le rentre il est comme ça, là il est normal.

– En tous cas ça te va bien d’avoir minci. Enfin t’étais déjà belle avant, bien proportionnée, mais là j’te trouve encore mieux, même si t’étais très bien quand t’étais plantureuse !

– Connard …

.

Voilà, le mot a été lâché : plantureuse. Il paraît que j’ai été plantureuse. Sachant  qu’au plus fort de mes formes, j’ai fait du 42 (et le copain ne m’a pas connue à cette époque). J’ai beau tenter de me mettre dans le crâne que plantureuse = Christina Hendricks, ça ne marche pas (d’autant qu’elle est rousse, ELLE, elle n’a jamais du se retrouver avec les cheveux rouges, ELLE).

Non mais plantureuse, quoi ! Hhhhhmmmpppfffffrrraahhhrrrgg. Je sais bien que chez Chanel je défilerais dans les grandes tailles, mais quand même !

J’t’en ficherai de la planturosité, moi …

(Ceci, il est ressorti de ma dernière conversation téléphonique avec ma grand-mère que je suis courte sur pattes avec de grosses cuisses flasques, je pense qu’on tient un bon filon pour une émission de télé-réalité)

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16 réflexions sur “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.

    • Je sais, elle a commencé ses teintures vers 10/11 ans, et se teint même les sourcils ! Mais je faisais référence à ma mésaventure (je suis blonde à l’origine, quand j’ai voulu devenir rousse – comme C. Hendricks, justement – j’ai fini avec les cheveux rouges.

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  1. Ah on m’a jamais fait le coup de la « plantureuse », mon « compliment » préféré étant « mais oui tu me fais penser à, tu sais là … genre Mme de Sévigné … ouai c’est ça, tu me fais penser à une courtisane du XVIIe siècle! » … j’ai essayé d’oublier le « courtisane ».

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    • Heum je n’ai pas fait mieux, à une amie qui se plaignait des récurrents « oh tu t’appelles Ninon comme dans Plus belle la vie ? » j’ai répondu que ça me faisait plutôt penser à Ninon de Lenclos … Du coup elle l’a bien pris parce que c’est moins culcul que PBLV 😀

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