I’m a woman, Mary. I can be as contrary as I choose.

Bien après tout le monde, j’ai enfin fini par regarder Downton Abbey (je déteste les nouveaux trucs, il me faut un temps d’apprivoisement avant de m’y faire) et j’ai tellement accroché que je me suis enfilé les quinze épisodes en intraveineuse deux, trois jours grand maximum (non mais Papa je ne glandais pas, je bossais mon anglais tu comprends).

L’histoire débute en 1912, lorsque l’héritier mâle de Downton décède lors du naufrage du Titanic : il devait épouser Mary Crawley, la fille aînée des propriétaires du domaine et sa cousine, afin de conserver Downton et le titre de comte qui y est attaché dans la famille. Mais ce décès remet tout en cause, et il faut trouver un nouvel héritier en la personne de Mathew Crawley, un cousin éloigné, à la position sociale inférieure (il travaille, grands Dieux !). Je ne vous en dis pas plus, parce que j’ai la flemme pour ménager le suspense. Sachez simplement que l’intrigue s’intéresse tant aux propriétaires qu’aux domestiques, qui sont liés les uns aux autres bien plus qu’on ne s’y attend.

L’intérêt de la série (outre les décors et les costumes à tomber) réside dans les thèmes qui sont abordés. En effet, si l’intrigue débute à une période relativement calme, durant les dernières années de la Belle Epoque, la première guerre mondiale ne tarde pas à débuter, et à bouleverser l’ordre établi : le temps n’est plus au choix de sa robe pour le dîner, mais aux blessés et convalescents qui arrivent de toutes parts. Même lorsque la fin de la guerre arrive enfin, il est impossible de revenir au monde d’avant-guerre : les caractères ont changé, évolué, le monde réel a fait irruption dans des vies auparavant réglées comme du papier à musique. Si certains tentent de reprendre leurs anciennes habitudes, d’autres préfèrent aller de l’avant et profiter des bouleversements occasionnés par le conflit mondial (ainsi, la plus jeune des soeurs Crawley finira par convaincre ses parents de la laisser épouser leur ancien chauffeur) (tiens c’est marrant, ça me rappelle quelqu’un).

Enfin, s’il ne fallait qu’un argument pour vous convaincre de regarder Downton, ce serait Maggie Smith, incroyable et impayable en comtesse douairière, avec un jeu et des mimiques au-dessus de tout – sans compter ses savoureuses répliques (le titre du billet en est une).

PS : il y aura un épisode spécial à Noël, laïlaïhihouuuuuu !

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9 réflexions sur “I’m a woman, Mary. I can be as contrary as I choose.

  1. Moi ce qui m’intéresse c’est le point de départ : le naufrage du Titanic !
    Combien de romans et de films s’inspirent de ce dramatique accident ? Chaque année un peu plus…
    Ton petit laïus est tout à fait convaincant, ma foi.

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    • Ce n’est que rapidement évoqué, à travers les journaux qui arrivent … (Note que le Titanic m’inspire aussi, y’a qu’à regarder mes études … ^^)

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    • Pas grave, pas grave… Le tout c’est d’en parler ! Beaucoup de film ou de romans évoquent des passagers ou membres d’équipage fictifs du Titanic, ayant disparu ou survécu au naufrage. C’est de la ouferie ! Ou de la folie, c’est synonyme.
      (mais non, mais non, il n’y aucun risque que tu rencontres un iceberg durant tes études, à moins bien sûr que vos profs ne vous emmènent faire cours sur un bateau au beau milieu de l’Atlantique Nord. Ce qui me paraît assez hautement improbable, voire incongru)

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    • Oui oui, je l’entendais bien ainsi…
      Nan mais tout de suite les grands mots, les références catastrophistes… Allons allons, un naufrage ??? Un naufrage c’est quand tu redoubles 3 fois ton CP !!!

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  2. La saison m’attend depuis des lustres sur mon disque dur externe, mais comme toi, j’ai du mal avec ce qui est nouveau! Je reste accrochée à mes séries fétiches comme une moule à son rocher.

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    • C’est tout à fait ça !
      Mais là tu peux y aller sans crainte (la saison 2 est un peu moins bien que la première, mais ça vaut quand même laaaargement le détour !)

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  3. Maggie Smith ♥♥♥

    Le peu que tu en dis m’évoque le génial « Gosford Park » de Robert Altman (avec la dite Maggie ♥♥♥) : moi qui suis peu friande de séries, ce billet titille ma curiosité. Je vais voir si je peux mettre la main dessus…

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