Sur le papier …

… j’ai trois hommes dans ma vie : mon père et deux petits frères (pas des demi, non non non, des entiers terminés correctement, jusqu’à présent on n’a pas remarqué de pièce manquante).

L’instance paternelle, tu la connais déjà un peu. Les instances fraternelles, sans doute moins. Grave erreur de ma part, indigne manquement à mes devoirs que je m’en vais réparer de ce pas.

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L’instance paternelle, également surnommée Bob le Bricoleur

Un homme de son temps, du genre qui pourrait fonder un magazine genre « Homme Actuel », avec le général Mannerheim en couv’. Y’aurait des témoignages genre « je suis Apple-addict : je suis prêt à acheter un I-phone à ma femme pour qu’elle me laisse acheter un Ipad mais elle préfère son Samsung », et puis aussi des pages mode (« chaussettes et bermuda : on les tire soigneusement vers les genoux ou on les tire-bouchonne ? »), sans oublier bien sûr l’horoscope (« Verseau : n’oubliez pas vos médocs contre le cholestérol, si vous prenez la tablette de Milka avec votre café. »).

Pardon, je m’égare.

L’instance paternelle, donc, est un homme, un vrai. Un homme qui sent la mort le frôler dès qu’il éternue, reste alité quand il est enrhumé le week-end mais refuse tout contact avec le Doliprane ou PIRE, avec l’homéopathie maternelle. Un homme qui fait des « grrrrrmpppffff » et des « hhhhhhrrrrr » quand il soulève un carton, change une ampoule ou sert la salade. Faudrait quand même pas que le monde passe à côté de cet étalage musculaire.

Un homme qui sait l’importance de sa mission : des raccords électriques à faire dans le nouvel appartement ? Qu’à cela ne tienne : il saute sur le disjoncteur pour couper le courant dans le couloir (couloir qui doit être un peu consanguin puisque l’appartement entier se retrouve coupé du monde et de toute civilisation), aucune sauvegarde de document, conversation Facebook ou tweet en cours de rédaction ne pouvant retarder, de par sa simple existence, la mission qui lui a été confiée par l’humanité.

Mais sous son treillis et ses rangers, l’instance paternelle, – comme beaucoup d’hommes -, porte également un slip par-dessus une paire de collants (je milite depuis longtemps pour les bas auto-fixants ou non, mais nul n’est prophète en son pays, n’est-ce pas) : le papa est un super héros, toujours prêt à défendre son fils aîné, celui qui lui ressemble le plus (chacun ses tares) des méchantes agressions de ses méchants autres enfants (lui demander de libérer la télé quelques heures dans la journée ou de ne pas nous briser les côtes en écartant les coudes lorsqu’il est à table étant manifestement une agression délibérée à l’encontre d’un chétif petit être d’environ 1m80, incapable de se défendre seul, agression nécessitant une riposte paternelle immédiate).

Habile transition qui nous conduit directement au point suivant :

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Le PetitFrère n°1, dit Caliméro

C’est lui, le petit être chétif d’à peu près 1m80 pour une soixantaine de kilos de muscles, le plusse mal-aimé du monde, d’ailleurs c’est comme ça depuis sa naissance, on lui donne toujours moins à manger, on ne lui achète jamais rien, d’ailleurs tu vois, ses slips pour l’hiver, il les découpe dans sa grenouillère de bébé.

Il faut tout de même lui reconnaître une grande qualité : il est aussi flegmatique que les majordomes anglais des téléfilms de la BBC. Tu es occupée avec l’interphone et l’eau des pâtes fugue hors de la casserole ? Pas de panique : il vient gentiment te prévenir que « Anna, l’eau des pâtes bout et déborde de la casserole. » Oui, avec un point à la fin de la phrase et pas un point d’exclamation affolé. Tu t’occupes des pâtes et ça sonne encore à l’interphone ? « Anna, je crois que quelqu’un a sonné. » – Note bien, toujours avec un point. Répondre à l’interphone ou baisser le feu sous la casserole d’eau ? Pffff. Réflexe bassement pavlovien.

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Le PetitFrère n°2, dit Chonchon

Ou Chónchón pour les hispanophones. Celui qui, à deux ans et demi, a décrété qu’il avait le plus gros zizi du monde, eh ben même que ouais çui de Pôpa l’est pu’pti.

Chonchon, c’est … comment dire ? Un horcruxe de 50 Cent et Snoop Dogg à lui seul. Chonchon c’est un rebelle wesh, mais il va quand même faire un bisou à sa Manman avant d’aller se coucher, attends quand même oh, c’est sa Manman, quoi.

Une racaille, vous dis-je.

Un jour, il va se ramener à la maison avec un tatouage MQMMCLPB (Même Que Ma Mère C’est La Plus Belle), TPMN (Touche Pas à Mon Nutella) ou JJTPMI (Jamais Je Te Prête Mon Ipod).

Il risque vraiment de mal tourner.

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PS : je ne dirai rien sur l’instance maternelle, je tiens à manger ces prochains jours (et ceux d’après aussi).

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PPS : un jour, je vous parlerai peut-être du copain, cet être merveilleux qui fait chauffer l’eau des pâtes à feu doux et sans couvercle.

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13 réflexions sur “Sur le papier …

    • You’re welcome.
      P’tain ça n’a pas grand chose à voir mais hier soir j’ai testé une recettes de pâtes farcies, une vraie tuerie. Bon, j’ai foiré le farcissage (le farciement ? La farcissure ? Fin tu comprends qu’est-ce que je veux dire), si bien que ça ressemblait plus à des lasagnes, à la fin.
      Voilà voilà.

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    • Eh, sans me vanter, rien que de parler de ma recette (mais euhhhhhh c’est MA recette que j’ai trouvée sur internet) à une de mes collègues, eh ben elle m’a quasi supplié à genoux de lui donner. Bon, j’en rajoute un peu. Elle me l’a juste demandé, en vrai.
      Perçois-tu le potentiel démentiel de ces pâtes lasagneuses farcies ?

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  1. Oh tu me donnes des idées 8D En plus moi j’ai des demi-frères (donc par conséquent, pas tout à fait finis!), je vais pouvoir écrire des pages et des pages!
    (N’empêche, on a le même papa. Et le même petit frère. Si Chonchon, il a un gros zboub, qu’il craigne mon dernier demi-frère, Arthur 3 ans et demi aka monbébéleplusbeaudumonde… parce lui, il te dit « Tu sais Monine [ c’est moi ] On peut se marier, j’ai un gros zizi! » Il a tout compris!)

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  2. Bon WordPress, il veut pas que je te réponde directement -__-

    Nan mais il écorche mon prénom, j’ai beau lui épeler DE-LI-LAH (bon tu imagines avec un prénom qui commence par Pau et fini par Line, malheureusement ma mère a daubé, elle m’a pas appelé Delilah. Quelle grognasse!), il préfère sa version. Au départ, je pensais même que c’était Monique qu’il m’appelait (j’ai un plus grand frère assez farceur, le genre à apprendre « rentre chez ta mère » à un nabot.)

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    • Héhé, je sais bien comment tu t’appelles, tu me l’avais dit 😉
      Monique, prénom si chargé en poésie … Non mais franchement, Pauline et Arthur, c’est juste parfait pour se marier, il a raison ton frère !
      (Sinon tu sais qu’il y a pile 138 ans, Verlaine était incarcéré à Mons pour avoir tiré sur Rimbaud ?) (Note que ce n’était pas pour te donner des idées :D)

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  3. Ahhh, la famille ♥♥♥
    J’ai souvent envie de leur dédier un post sur mon blog, mais comme je ne tiens pas à me faire déshériter, mon bon sens me pousse à m’abstenir…

    Ceci dit, je constate que Chonchon maîtrise au moins la langue française (à moins que, par respect envers ton blog, tu n’aies volontairement omis d’ajouter quelque faute d’orthographe à ses hypothétiques futurs tatouages…).

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