Eh bien voilà, c’est terminé.

Finis les McDo à pas d’heure parce que la flemme de cuisiner, les soirées crêpes baptisées G3 parce qu’on a la folie des grandeurs, les camomilles party avec SuperTopCopine (camomille party = soirée dont le concept est particulier : SuperTopCopine passe manger chez moi avant qu’on aille en boîte, pour invariablement passer la nuit à discuter avec une flemme profonde d’aller en boîte), les épisodes de Bones ou Gossip Girl à la suite, les balades à poil dans l’appartement parce que je sors de la douche et que j’ai oublié de sortir un drap de bain (à récupérer dans la chambre), que oh tiens mon portable sonne dans le salon, ça me fait penser que mes tartines doivent être grillées et j’ai un peu faim (je vous rassure, depuis mai dernier j’ai congédié tout mon personnel) …

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Eeeeehhh oui.

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Je retourne vivre chez mes parents.

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Plus exactement, ils emménagent à environ trente mètres de chez moi.

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Trente petits mètres.

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Trente petits mètres qui font dire aux gens que « oooohh mais attendez, vous ne laissez pas votre fille seule dans l’appartement ? C’est pourtant pratique puisque vous n’êtes pas loin ! » Eeeehhh nan ducon, c’est justement parce qu’il n’y a que trente mètres (donc moins de 300 km) que je réintègre le … euh … *hhhmmm* cocon familial.

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À moi donc les messes en famille le dimanche (je tiens quand même à signaler qu’il y a plus confortable qu’un banc en bois pour terminer sa nuit) (et non, l’attachement de mes parents aux bancs du premier rang ne m’a jamais dissuadée de comater les yeux ouverts), les réveils à 9h30 dernier carat, les « dis-mouaaaaaaa, tu as pensé à te brosser les cheveuuuuuuuuuuuuuuux ? » « keuwaaa ? Encore des chaussures/un livre/une robe ? Mais tu trouves que tu n’en as pas asseeeez ? », et puis surtout … Surtout. Ce qui me fait bondir de joie, hurler de bonheur, sauter partout en agitant les bras : la reprise d’une relation quotidienne avec l’instance paternelle.

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Mais oui, cette relation des plus saines (copyright à un certain chef de secrétariat qui se reconnaîtra ;)), parfaitement fluide et naturelle, sans l’ombre de la moindre dispute depuis des années *ahem*, faite de petites attentions quotidiennes *AHEM*, relation qui, j’en suis sûre, fait parmi mes connaissance de nombreux envieux => *AHEM* <=
(Note, lecteur, toute la mesure du guet-apens qui m’est tendu : l’instance paternelle a hier soir déclaré qu’elle ne me pousserait pas à bosser mes concours ni ne me motiverait parce qu’elle l’a fait pendant des années sans succès*, ce qui va horriblement la frustrer et influera son humeur en conséquence. L’instance paternelle va donc harceler l’instance maternelle pour connaître mon emploi du temps, instance maternelle qui renverra l’instance paternelle à l’instance filiale. Ma qué bonheur, te dis-je)

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*Tu noteras également, cher lecteur, que les encouragements ont été généreusement prodigués sous forme de « t’façons tu vas te planter t’es pas capable de bosser assez va directement à l’usine ce sera plus simple ». Note également l’application avec laquelle j’ai pris mon temps pour obtenir mon DEUG, l’enthousiasme que j’ai mis à foirer ma licence, la patience avec laquelle je lui ai permis d’avoir ses premiers cheveux blancs … Et rien que de l’ingratitude en retour. Non, vraiment, je ne suis qu’amertume, déception et désillusions.

 

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6 réflexions sur “Eh bien voilà, c’est terminé.

    • Oui, enfin disons que l’organisme de l’armée qui gère les mutations a décidé d’opérer un rapprochement familial à l’insu de mon plein gré …

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