L’EVJF de l’enfer, épisode 3 : inspiration, expiration

Pour rappel, l’épisode 1 est ici, l’épisode 2 ici.

Bien.

Donc.

L’EVJF de l’enfer.

Evidemment, ce qui devait arriver arriva, Madame Plus a repris contact avec moi au sujet de l’EVJF. Si j’ai réussi à gagner du temps au motif qu’avec l’oral de la mort je n’avais pas la tête à ça, il a bien fallu affronter la réalité. Donc lundi matin, je lui ai envoyé un texto très poli lui demandant de ses nouvelles et à quelle heure elle voulait que j’appelle, résultat j’ai reçu « Vers 18h ! » en réponse.

Marmotte Whaaaat ?

AHEUM.

Alors bon.

Que je n’aie droit à ni bonjour ni au revoir ni merde, passe encore.

(Attendez … Ah, non, en fait.)

Mais qu’EN PLUS elle me dise de l’appeler pile au milieu des Reines du Shopping, je suis désolée, mais c’est non.

Taptap montre

Lire la suite

Ma semaine en bref – 4 -

☁ Un de mes profs a reçu un courrier lui notifiant que nous faire cours jusqu’à 17h le samedi est parfaitement illégal ; il a répondu « Bah je m’en fous » à un autre prof qui le lui rappelait mais quand on a proposé de pique-niquer au lycée le samedi midi, il a refusé au motif qu’il est interdit de manger dans les salles de cours, et bonjour ce qu’il va prendre si on se fait attraper. Des fois, je fatigue vraiment. (En vrai, il fait juste sa diva à ne pas vouloir manger de sandwich)

☁ J’ai du écrire un mail super sérieux et super professionnel avec CV, lettre de motivation et tout le toutim au type qui m’a appris à rouler un joint et m’a tenue informée du cours de la barrette de shitt à Paris. Ca m’a un peu fait bizarre, quoi.

☁ Il y a un petit bout de temps, j’ai acheté une crème hydratante à Papa Spaghetti parce que franchement, son teint c’était plus possible. La marque c’est Placentor Vegetal, et lui du coup, il était persuadé d’avoir une crème au placenta (et bien sûr, il est allé le raconter à la moitié de l’armée française).

irritated

Lire la suite

- 286 -

(Chuis pas inspirée niveau titres, du coup vu que c’est officiellement le 286e billet publié, bah voilà)

Bon je sais que je parle beaucoup beaucoup du mariage de ma copine N., mais c’est le premier vrai mariage d’une amie donc j’ai besoin d’extérioriser (même si c’est un peu compliqué d’extérioriser à l’écrit avec la touche espace qui déconne).

Donc voilà, quand j’ai reçu le faire part ça m’a collé la larme à l’oeil,

Joan pleure

parce que mine de rien il n’y a pas si longtemps encore, N. et moi nous emmerdions sérieusement usions nos fonds de jeans sur les bancs de la fac de droit. N. c’est aussi ma première sortie en boîte, mon premier réveillon du 31 décembre, et une des deux seules personnes qui ait continué à me parler et à me fréquenter après ma réorientation. (Bon ça c’est aussi de ma faute, quelle idée de quitter cette voie de l’excellence et de la réussite dans le chômage pour une voie professionnalisante, je vous le demande)

Donc là, N. et Monsieur N. sont plutôt à fond dans les préparatifs parce que mine de rien, la date arrive vite (et que quand tu dois en plus éviter que les amies de ta future femme ne ratent le mariage pour s’être un peu trop écharpées au sujet de l’EVJF, ça complique encore un peu les choses) mais le truc quepersonne n’avait vu venir, c’est que Grédéric est encore plus à fond dans cemariage que les mariés eux-mêmes.

Lire la suite

L’EVJF de l’enfer, épisode 2 : crispation

Donc, on en était restés où la dernière fois ?

Ah oui, tout le monde (bon OK on était deux) attendait que quelqu’un d’autre se lance pour proposer un autre programme.

Donc le dimanche où je vous racontais tout ça, portée et encouragée par vos commentaires, le soir j’ai proposé une version économique du programme de Madame Plus – genre avec du hammam à 22€ les deux heures au lieu de la fish pedicure à 40€ les vingt minutes, des crêpes et galettes faites maison au lieu de la crêperie le soir, et un pique-nique au lieu du resto le midi. Enfin, vous voyez le genre, quoi. (Le genre « hello moi je fais l’aller retour depuis Bruxelles pour voir deux personnes jurer de se changer mutuellement les couches dans 50 ou 60 ans et j’aimerais bien conserver l’intégralité de mes organes ») (et l’Autre Fille, elle voudrait bien qu’on tombe d’accord sur un programme type « Hello moi j’ai une gamine et ce serait cool qu’elle ne mange pas son pouce pendant trois mois »)

Lire la suite

Le poids des mots, le choc des … bah des mots aussi

Vous vous rappelez la dernière fois, quand je vous parlais de mon rapport de stage et de mon examen et tout ça, de comment ça allait être rigolo de parler de ce que j’avais pas fait, tout ça tout ça ?

Bon.

Pour dire les choses pudiquement, j’ai eu beaucoup de mal à commettre ce rapport. Je comptais l’envoyer vendredi dans la journée, mais ça s’est transformé en vendredi avant midi quand j’ai reçu un mail de la Désagréabilité (4bfb44d24c15911b966540d55e891930)pour me rappeler de le lui envoyer avant la fin des congés.

Donc pof, je finis le bidule, je l’envoie en criant victoire, j’imprime les quarante-douze exemplaires demandés (deux heures, ça m’a pris ; DEUX HEURES), et à 15:47 très précises, je me suis octroyé le droit de prendre un goûter, rapport au fait que j’étais tellement à fond dans mon truc, que je n’avais rien mangé de la journée.

Et après mon goûter, je me suis octroyé une petite pause glandouille avant d’aller faire relier le tout.

Du coup, j’ai regardé mes mails.

J’en avais reçu un.

Lire la suite

From hell

(Oui, il se passe beaucoup de trucs en enfer, ces temps-ci)

 Voilà, alléluia Dieu est grand, Dieu est amour blablabla, mon stage en maison de retraite est fini fini fini fini fini.

(Presque)

(Fini moins le rapport de stage moins l’épreuve portant sur ledit stage)

C’est qu’il a été un petit peu éprouvant, voyez-vous.

Déjà, parce que ma responsable a trouvé tout naturel de partir en vacances et de me lâcher dans la nature sans rien m’expliquer ni m’apprendre de ce qu’elle fait au quotidien. Du coup ça va être sympa dans mon rapport de stage et le jour de l’épreuve, de pouvoir expliquer que cette politique de gestion des stagiaires m’a laissé plein de temps pour écumer le web et réfléchir à la tenue que je vais porter pour le mariage de N. Avec un peu de chance on va pouvoir discuter de mes différentes options, et j’en ressortirai avec la certitude de ce que je vais porter ?

Haha tooooop

Lire la suite

Une place à prendre ☕ JK Rowling

CVT_Une-place-a-prendre_1670Résumé : Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre …

Oui oui, c’est bien le résumé disponible en quatrième de couverture. (Avec trois lignes de critiques et l’avis de Michèle Fitoussi – une parente du pas dégueu Grégory Fitoussi, peut-être ? Pardon, je m’égare.)

Et en fait, comment vous dire ? Le résumé en deux lignes est parfait pour les presque 800 pages de roman : c’est l’histoire d’un notable qui meurt (quatre pages) et de gens qui veulent récupérer son siège au Conseil de la paroisse (776 pages).

Cela dit, le roman en lui-même est loin d’être ennuyeux : les personnages sont complexes et plus ou moins gentiment brocardés (pour une fois, une référence à Jane Austen au dos de la couverture ne m’aurait pas parue abusive), l’écriture agréable.

Seul bémol, la fin trop mélodramatique à mon goût. Je n’en dis pas plus pour ne pas tout dévoiler (sérieusement, suis-je la seule à adorer connaître la fin de l’histoire avant d’avoir commencé à la lire ?), mais franchement, l’auteur aurait pu abréger quelque peu le dénouement, et ne pas autant dramatiser les choses. Ca donne un petit goût d’irréalisme à l’ensemble – j’imagine que c’est une façon de pousser l’idée de l’effet papillon jusqu’à l’extrême (l’absurde ?), mais tout de même …

En bref, ce fut une lecture agréable, malheureusement décevante pendant les, disons, 70 dernières pages.