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Pfiou je me suis encore faite rare par ici, mais vous comprenez j’occupe un emploi pas fictif donc forcément, c’est plus compliqué d’écrire des articles qui ne me rapportent rien, alors même que je suis diplômée en littérature (j’ai un bac L) (mention assez bien) (de quoi négocier une substantielle augmentation).

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Bref en parlant de boulot, mon patron est hélas au top de sa forme en ce moment – et malheureusement aussi au top de son stress (ne me demandez pas pourquoi parce que je n’en sais rien, j’imagine qu’il hésite sur la couleur des appuie-tête de sa prochaine voiture).

De base, mon patron c’est le type qui me demande trois fois par mois à quoi correspond le prélèvement « de la dernière fois », qui correspond soit :
– à la mensualité de ses impôts
– ou à une échéance de son crédit
– ou à une dépense d’ordre privé, dont je ne sais a priori rien du tout.

Bien sûr, quand il s’agit de ses impôts il me répond systématiquement « Attends mais je paye TOUT CA ? » (oui) (apparemment pour lui les impôts c’est un Kinder Surprise mensuel) (sans déconner, il devient communiste à chaque fois qu’il paye ses impôts – mais je vous rassure, le reste du temps il est bien capitaliste).

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La Bayadère

Juste après avoir traîné Grédéric à une représentation du Lac des Cygnes, j’ai décidé de jouer la survie de notre couple à pile ou face en prenant des billets pour La Bayadère (même pas peur).

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A ma décharge, il y avait des affiches divinement tentantes partout dans le métro, une offre sur Vente Privée.com – en plus ma boîte a des contrats avec VP, donc franchement tout ce que j’ai fait, c’est me sacrifier sur l’autel du business.

(Si si)

(Je vous assure)

Bon, j’ai quand même hésité parce que je n’avais jamais réellement entendu parler de l’Opéra National de Russie avant – je veux dire, le Bolchoï, le Mariinsky oui, bien sûr ; mais « l’Opéra National », sur lequel Google n’a même pas pu réellement me renseigner ? J’avais peur que ce ne soit qu’une de ces compagnies privées russes, autoproclamées nationales et réputées, dont les prestations sont pour le moins inégales.

(Problème de riche, je vous l’accorde)

(Imaginez ce que ce sera quand j’aurai eu une augmentation) Lire la suite

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Throw glitter

Surprise, c’est moi !

J’ai bien du commencer une quinzaine de billets, tous abandonnés en cours de route ; au début j’ai pensé que c’était la fatigue, j’ai commencé une cure de fer pour péter la forme, et puis il a bien fallu que je me rende à l’évidence : l’inspiration n’est pas revenue et ça, en général, ça veut dire que je couve une crise existentielle.

(Oui, en plus d’avoir une santé de lavette, je suis une emmerdeuse finie)

(Malgré ça, Grédéric est persuadé d’avoir de la chance de m’avoir dans sa vie : syndrome de Stockholm, de toute évidence)

Dans ce genre de cas je suis une personne formidable à fréquenter s’il vous manque un peu de motivation pour boire de la Javel ou si vous avez envie d’aller faire des galipettes sous le métro (mais pas la 13 et la 4 svp c’est déjà assez la galère tous les jours), mais si vous êtes une personne normalement constituée, c’est juste insupportable (sauf pour Grédéric, cf mon diagnostic personnel ci-dessus).

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Toc toc toc (ou pas)

Bon franchement je suis désolée mais là faut que ça sorte, J’EN PEUX PLUS DES LIVREURS.

Je sais pas ce qu’il se passe depuis deux semaines, mais on dirait qu’ils se sont tous ligués avec ma stagiaire pour me rendre dingue.

Jeeeee vous essplique.

Mon patron a été pris d’une fulgurance il y a deux ou trois semaines, et il a décidé de passer commande pour plein de trucs dont on a besoin dans les sociétés – un bureau, de nouveaux porte-rouleaux de PQ, de nouvelles housses de coussin … Bon bref, vous voyez le truc.

Parallèlement, moi aussi j’ai passé quelques commandes, qui sont pour l’instant toutes chez mon gardien que je n’arrive pas à choper pour les récupérer (je n’ose jamais sonner à la loge, parce que la seule fois où je l’ai fait quelqu’un est sorti me dire que le gardien était à un enterrement donc bon voilà).

Et donc depuis deux semaines, c’est le festival des livreurs.

Ca a commencé avec une collègue qui m’a appelée depuis une de nos sociétés (dans un autre arrondissement que celui où est situé mon bureau), pour me demander le digicode de l’immeuble :

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