Premières fois bruxelloises

– Prendre un taxi toute seule (ça va, c’est pas la mort, et j’ai pas eu besoin de me jeter au milieu de la route en agitant les bras pour en arrêter un)

– Vivre en coloc à trois, puis à deux

Si j'aurais su– Prendre rendez-vous pour me faire débroussailler épiler les gambettes par une pro (27€ pour me faire engueuler parce que mes poils n’étaient pas assez longs alors que je les laissais pousser depuis une semaine) (j’étais en jupe tous les jours, moi madame, il y a des limites à ce que je peux laisser pousser)

– Mettre des ballerines pour aller en boîte (mais des ballerines à paillettes, l’honneur est sauf) (beh je danse pas mieux, et en plus je fais minus à côté des autres)

– Prendre un bain avec une Ballistic de Lush (4,95€ le bain jaune pipi à paillettes, environ 3kg de peaux mortes en moins)

– Connaître en détail les sous-vêtements d’une personne avec laquelle je n’entretiens aucune relation charnelle (en l’occurrence, mes colocs. Qui n’avaient aucun problème à se balader au pire à poil, au moins pire en string) (Demaclasse affectionne le brésilien et s’est pris une belle attaque de cellulite sur le bas des fesses)

– Démonter un ventilateur sur le coffre d’une voiture, parce que Papa Spaghetti a décidé qu’il était trop dangereux de garder un ventilateur sur la banquette arrière (« Ca tu vois, en cas d’accident ça te tue directement ») (Et clairement, vu la conduite du patriarche, on ne peut pas dire qu’il s’agissait d’une précaution excessive)

image– Avoir un animal de compagnie. Enfin, une mascotte. Bon, c’était un poisson rouge dont on aurait dit qu’il avait une paire de couilles à la place des yeux et il était con comme pas permis (le genre à essayer de se laisser couler au fond de son bocal)

Capture d’écran 2015-09-02 à 15.42.06– Être contente de rentrer à la maison à la fin (mais je vous rassure, ça a duré un peu moins de 24h) (après, j’avais de nouveau hâte de partir)

La réception, le très meilleur -3-

– Excusez-nous, on est perdus, vous pouvez nous dire où se trouve l’Ibis ?
– Lequel ?
– Euh … Je sais pas …
– Vous avez une adresse ? Un bâtiment à proximité de l’hôtel, un monument dont vous vous rappelez ?
– Euh … Non …
– *inspiration, expiration, libération des chakras*
– Ah si tenez, on a un plan, c’est entouré.
– *inspiration, expiration, libération des chakras* Bon, c’est assez simple. On est ici *fait une petite croix sur le plan*, donc quand vous sortez de l’hôtel, vous prenez à droite, ensuite vous marchez tout droit jusqu’à la rue des Emmerdeurs, là vous tournez à droite, puis tout droit, et encore à droite dans la rue des Clients Chiants, et vous y êtes.
– Attendez, mais on est où ?
– LÀ.
– Et donc, quand on sort de l’hôtel ?
– À DROITE. Là, comme ça, ici vous tournez à droite, tout droit, encore à droite, et ce sera bon.
– Pfouuuu, pfouuuu, donc en sortant de l’hôtel, à droite, c’est ça ?
– OUI.
– Mais … mais …

Cool fine– Ouiiii ?
– Mais comment je sais quand on tourne à droite ?
– Hé ben vous regardez le nom de la rue !
– Mais on le regarde où ?
– Ben sur les murs des bâtiments !
– Les murs ?
– MAIS OUI ! Les plaques bleues, là, avec le nom des rues !
– Aaaah mais oui, ah c’est pas bête ! Bon ben on va y aller, merci beaucoup !

Pouce levé

Lu récemment

La Panthère, Stéphanie des Horts
Le sujet est passionnant – la vie de Jeanne Toussaint, ex-horizontale et joaillière pour Cartier, qui fit de la panthère (son surnom) l’emblème de la maison ; mais alors le style de l’auteur est effarant, et plus ampoulé que mes pieds. Et c’est pas peu dire. La couverture est jolie, mais c’est mauvais.

Passé imparfait, Julian Fellowes
Moi forcément, on me dit que M. Downton Abbey a écrit un bouquin, je ne réfléchis pas très longtemps avant de foncer. In fine c’est un chouette bouquin, peut-être pas le meilleur que j’aurai lu en 2015, mais un achat que je ne regrette pas. (Ah, vous voulez peut-être connaître l’histoire ? Le narrateur est contacté après 40 ans par un ancien copain, qui le charge de retrouver la mère de son enfant, à qui il veut léguer sa fortune, du coup hop allers et retours entre le passé et le présent.) (Spoiler alert : la mère n’est pas la mienne, et l’enfant n’est hélas pas moi. Mais je vous conseille quand même le bouquin)

Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg
Clairement, ce bouquin figurera dans mon top 3 de l’année. C’est l’histoire d’une bonne femme entre deux âges qui s’emmerde pas mal quand elle rend visite à sa belle-mère en maison de retraite, mais qui finit par faire connaissance avec l’une des pensionnaires, qui se met à lui raconter sa vie. Et, bon : c’est juste merveilleusement écrit (ou au moins traduit), et à la fin on a juste envie de faire le tour des maisons de retraite pour se trouver une petite mamie qui nous insufflera la même pêche qu’à Madame-entre-deux-âges.

Bernadette a disparu, Maria Semple
Egalement dans le top 3 des lectures de 2015 ; pour moi, le seul défaut de ce bouquin, c’est que l’héroïne n’aime pas Horta. (Pourquoi ? POUUURRRRQUOIIIIII ?) Si on passe outre cette incroyable tare congénitale ce petit détail, ce livre est un petit bijou – grosso modo, une architecte géniale et *un poil* cinglée, coincée dans le monde des Desperate Housewives, et qui refuse de se conformer à ce que l’on attend d’elle.

Kate Mosse, Sépulcre
Hum. À la base ça avait l’air cool, cette histoire d’étudiante attardée qui part en France pour ses recherches sur Debussy et aussi un peu pour en savoir plus sur sa famille, tout en ayant en parallèle l’histoire de ladite famille au XIXe siècle. Sauf que bon, en vrai je me suis un peu ennuyée, c’était parfois longuet et à la troisième nana qui a senti la sueur couler entre ses seins à la vue de tel bellâtre, ça m’a franchement gavée. (Bon, c’était pas si affreux que ça, mais j’ai vu mieux)

Miss Carter’s War, Sheila Hancock
Je vous la fais courte : on est en 1948, Marguerite est une vache sans prisonnier a perdu ses parents et plein de gens qu’elle aime pendant la guerre, elle était dans le SOE et maintenant c’est une prof formidable et adorée de tous, et elle met genre 50 ans à retrouver l’homme de sa vie, parce qu’elle est un peu beubeu grâce à son super meilleur ami gay qui se suicide parce qu’il est séropositif, halala que c’est triste, dire qu’ils avaient regardé le couronnement d’Elizabeth II ensemble à la télé. Bon c’est pas le pire bouquin de l’histoire, y’a de l’évolution de société et tout ça tout ça, mais la couverture est franchement mieux que le contenu.

La réception, le très meilleur -2-

– Et vous venez d’où ? De Bruxelles ?
– Non, en fait je suis Française.
– Ah, vous êtes française ! J’étais à Paris quelques fois, c’est incroyable comme personne ne parle anglais là-bas … Quand j’ai voulu acheter un ticket de métro, le monsieur au guichet ne parlait pas anglais ! Ni à l’aéroport, ni dans les gares … Vous parlez une autre langue que le français, en France ? Par exemple, vous apprenez l’anglais ? Parce que nous vous voyez, au Koweït on apprend l’anglais en deuxième langue. Quelques personnes, comme mon fils, apprennent le français, mais c’est très rare. Presque personne ne parle français, par contre tout le monde parle très bien anglais. Non mais vraiment, vous apprenez quelle langue, à l’école ?Haha not funny

(Et les lacunes des Français en langues étrangères, elles te gênaient en 90, peut-être ?)

(Connard, va)

(Pardon, mais je suis très, très chauvine)

(Surtout face à des gens qui ne comprennent pas que le centre ville est une zone un peu floue, et pas un lieu précis dans la ville)

La réception, le très meilleur

(The very best of, quoi)

– Bonjour, Machine de l’agence « Vous n’allez pas tarder à regretter d’avoir décroché », je vous appelle pour un renseignement. Est-ce que toutes vos chambres ont la climatisation ?
– Malheureusement non, la majorité de nos chambres en est équipée, mais pas l’intégralité.
– Vous pouvez me dire quelles chambres ont la clim ?
– Euh …
– Quelles chambres ont la clim ?
– Mais Madame, je ne peux pas vous détailler la liste des chambres et vous dire une par éune si elles sont équipées ou pas …
– Mais quelles chambres ? Quelles catégories ?
– Les suites ont toutes la clim, ainsi que les junior suite, et pour les autres catégories, je ne sais pas, il faudrait vérifier au cas par cas.
– Hinhin, donc toutes vos chambres n’ont pas la climatisation. Hinhin.
– …
– Est-ce que toutes vos chambres ont des fenêtres ?
– Paaaaardon ?
– Est-ce qu’il y a des fenêtres dans toutes vos chambres ?

Hyperventilation

– Ben … Oui* …
– Très bien. Est-ce qu’on peut les ouvrir ?
– Euh … Oui … Certaines en grand, d’autres en oscillo-battant uniquement, à chaque fois pour des raisons de sécurité.
– Donc on ne peut pas ouvrir les fenêtres ?- SIIIIIIIII. Elles ne s’ouvrent pas toutes de la même manière. Soit elles s’ouvrent en grand, soit juste en osci… soit en plus petit. Mais elles s’ouvrent.
– OK. Vous pouvez me dire pourquoi ?
– POUR DES RAISONS DE SÉCURITÉ**.

Gollum not listening

– Ah. Bon. Merci, je peux avoir votre prénom ?
– Anna-Maria.
– Pardon ?
– ANNA-MARIA.
– Ah parfait, merci Rebecca.
– Je m’appelle pas Rebecca, c’est ANNA-MARIA !
– Pardon ?
– Adeuzènnahèmaèria.
– Aaaaaah, Anna-Maria ! Et vous travaillez dans quel département ?
À ton avis, cruchasse ? Au room service ? Front Office.
– OK, merci. Bonne journée !
– Gggngnnnnnmercigggnnnnnvouzaussiggggnnnnnnilest22h45bordeldemeeeerdeuuuuuuh …

.

*Hé Martine***, tu t’es crue en Corée du Nord, ou quoi ?
**Notez que des fois, c’est bien dommage.
***C’est le genre de blague dangereuse, une fois j’ai lancé ça à N., avant de me rappeler que sa mère s’appelle Martine****.
****Voilà voilà, quoi.